Mon chien aboie, que faire ?

Source de bien des conflits, les aboiements intempestifs des chiens peuvent poser des problèmes sérieux de voisinage ou parfois devenir tellement insupportables que de nombreux chiens se voient abandonnés à cause de cela. Avant d’en arriver à de telles extrémités, des solutions existent peut être !
Mode de communication tout à fait normal pour votre compagnon, il faut parfois lui faire comprendre qu’il ne faut pas pour autant en abuser.

Pourquoi aboie-t-il ?

Le chien aboie pour vous communiquer une information, il a quelque chose à vous « dire » !

  • Il est joyeux. Il aboie lorsque vous rentrez, lorsqu’il joue.
  • Il s’ennuie. Certains animaux n’aboient que lorsqu’ils se retrouvent seuls, et le stress engendré par la solitude se manifeste par un aboiement comme un appel ou une façon de se rassurer.
  • Quelque chose d’anormal se passe (un visiteur arrive, quelqu’un passe devant chez vous, un bruit anormal se fait entendre…). L’animal joue alors son rôle de gardien pour vous prévenir d’un danger ou d’une anomalie.
  • Il veut se faire remarquer. Il vous réclame une ballade, veut sortir, veut manger… Son aboiement a alors pour but d’attirer votre attention afin que vous répondiez à sa demande.
  • Il a peur. L’aboiement est une façon de se rassurer ; là aussi cela est lié à une anxiété ou un stress dont il sera important de déceler la cause.

Il est à noter que certaines races sont prédisposées à aboyer pour la moindre raison.

Que faire ?

La « maitrise  » de l’aboiement fait partie de l’éducation du jeune chiot, il faut lui faire comprendre très tôt à quels moments cela lui est autorisé.

  • Il est joyeux, on n’a pas vraiment envie de l’empêcher d’être heureux, mais essayer de répondre à ses sollicitations, de continuer à jouer par exemple lorsqu’il se calme et cesse ses vocalises. On pourra ainsi limiter ses ébats bruyants.
  • Il s’ennuie. Les chiens de compagnie sont devenus des animaux très sociables pour qui le fait de rester seul n’est plus normal. Il faut donc lui apprendre à très calme lorsque vous n’êtes pas là. Certains animaux, si on les empêche d’aboyer vont manifester le stress de la solitude d’une autre façon (destruction, automutilation, saleté…). Il vaut donc mieux l’habituer à rester seul en lui faisant comprendre que cela n’est  en rien source de stress. Ne faîtes pas de vos départs et de vos arrivées des moments ritualisés et faîtes comme si de rien était. En effet, en insistant sur votre absence (gros câlins, discours à n’en plus finir, fête au retour…), vous lui faites encore plus appréhender celle-ci comme un stress et l’angoisse montera en lui avant même que vous ne soyez parti. Habituez-le à des absences de plus en plus longues sans faire attention à lui ni au départ ni au retour. Elles deviendront ainsi une partie de sa journée qui n’aura pas plus d’importance et il restera calme.
  • Il vous alerte. C’est un peu son travail, et cela vous permet de voir si quelque chose d’anormal se produit. Mais si cela devient trop répété et que la moindre chose le fait aboyer, alors il faudra essayer quelques moyens de dissuasion (voir plus loin).
  • Il veut se faire remarquer. Cette fois, c’est peut-être nous qui sommes en tort, et votre animal a vraiment besoin de quelque chose. Si encore il le fait trop souvent, envoyez-le à sa place, ou utiliser d’autres moyens de dissuasion.

Certaines solutions existent donc lorsque l’éducation ou votre comportement n’arrive pas à venir à bout de notre aboyeur. Mais elles sont à utiliser seulement si vos ordres sont restés sans réponse, car elles ne permettent pas de résoudre le problème à la base, c’est à dire par sa cause.

  • Le collier anti-aboiement : lorsque les cordes vocales vibrent, les électrodes en contact avec le cou de l’animal entraînent une réaction : spray d’air ou de produit odorant, petite décharge électrique. Cela détourne l’attention de l’animal et le fait cesser d’aboyer car il essaye d’éviter cette situation désagréable. Cela joue vraiment le rôle d’une sanction qui intervient dès que la faute (l’aboiement) est commise. Malheureusement, certains chiens s’y habituent ou sont tellement traumatisés qu’on ne peut leur laisser. Son emploi est donc à utiliser avec précaution et au départ sous surveillance.
  • Mettre la radio. Cela permet de faire un bruit de présence humaine, qui peut être très efficace lorsque l’animal s’ennuie.
  • Jet, pistolet à eau. Cela peut être utilisé comme moyen de sanction dès que l’animal aboie. Mais certains chiens s’en amusent, et il faut savoir viser !

Le chien doit aboyer, c’est normal, cela fait aussi partie de sa condition. Il faut simplement lui apprendre à le faire de façon raisonnée, et cela comme beaucoup d’autres choses se fait par l’éducation, dès le plus jeune âge, et il ne faut pas laisser les choses s’installer jusqu’à devenir insupportables. Lorsque l’animal aboie, donnez-lui un ordre ferme et court, et récompensez- le (caresse, friandise) dès qu’il vous obéit. Avec le temps, cela fera partie des ordres appris pendant son éducation.

Pathologie comportementale du chien Partie 2 : les principaux troubles du comportement de l’adulte

Les troubles de l’adulte sont dominés par les troubles de l’attachement et les troubles de la hiérarchie. Ils résultent souvent d’une méconnaissance de la communication entre les maîtres et leur chien et d’erreurs au cours de l’éducation.

« Mon chien ne supporte pas d’être tout seul »

En votre absence, votre chien fait plein de bêtises : il mange les canapés et les pieds de table, il aboie beaucoup et les voisins s’en plaignent, il fait ses besoins partout dans la maison. Votre chien souffre d’une maladie comportementale appelée « l’anxiété de séparation ».

Origine de la maladie

Dans la nature, le chiot qui grandit et devient pubère se détache brutalement de sa mère et adopte un comportement d’adulte. À la maison, une trop forte liaison affective entre le chien et son propriétaire entretient cet attachement et empêche le chiot de devenir adulte ; cette situation est particulièrement anxieuse, la séparation avec le maître étant à chaque fois un déchirement, comme s’il perdait sa mère et est à l’origine des manifestations gênantes.

Cet attachement est renforcé par l’instauration, inconsciente, de rituels : quand le maître s’en va, il dit au chien de bien rester sage et que « papa/maman va revenir », il le caresse avec une mine toute triste, il lui laisse de la musique… À son retour, le chien lui fait une fête phénoménale et le maître accorde 1000 caresses, renforçant et félicitant inconsciemment le fait que le chien a eu peur et a été malheureux tout le temps de son absence. Ces rituels entretiennent le cercle vicieux de l’attachement.

Description de la maladie

Les comportements gênants n’ont lieu qu’en l’absence du maître, le chien étant par ailleurs un compagnon sensationnel. Ils sont le reflet d’une anxiété majeure en l’absence de la personne d’attachement qu’il considère comme sa mère : urines et selles émises en n’importe quel endroit de la maison, recherche buccale du maître et destructions (d’objets appartenant ou ayant été en contact avec le maître), vocalises de détresse (pleurs, gémissements).

Ce lien d’attachement est créé avec une seule personne du groupe familial ; le chien présente toujours des comportements infantiles et n’a toujours pas eu ses chaleurs pour les femelles.

Ces mêmes symptômes se retrouvent dans une autre maladie comportementale qui s’appelle l’hyper attachement secondaire et qui arrive chez l’adulte, suite à un traumatisme ponctuel ou une forte modification de l’environnement familial du chien (passage en refuge, perte du maître…).

Pronostic

Le pronostic est généralement très bon une fois que la cause de la maladie a été identifiée et comprise par les propriétaires.

Traitement

La thérapie de détachement, dont les éléments seront choisis par le vétérinaire en fonction de votre chien et du contexte familial, permet de créer, enfin, le détachement naturel du chiot vis-à-vis de sa mère pour créer un attachement global à l’ensemble des membres de la famille. Les symptômes seront réduits par l’utilisation de médicaments ciblés.

Prévention

Dès l’arrivée du chiot, les maîtres doivent instaurer des zones dans la maison réservées où le chiot est interdit de séjour, ce qui lui permet d’apprendre à gérer la séparation au quotidien. Le chiot est laissé seul régulièrement, sur de petites périodes au départ, sans que les maîtres n’instaurent ces rituels de départ et de retour qui entretiennent le stress.

« Mon chien est dominant »

Depuis la puberté, votre chien a un comportement destructeur, a tendance à aboyer, pratique des chevauchements et commence à se montrer agressif lorsqu’on fait quelque chose qui lui déplaît : si on retire sa gamelle, si on veut le déplacer, si on veut le brosser,…

Votre chien est en train de développer une sociopathie c’est-à-dire un trouble du comportement dans lequel l’organisation du groupe social est altérée avec une perte des repères hiérarchiques.

Origine de la maladie

Le chien est un animal social dont la vie en groupe est structurée par la hiérarchie. L’insertion hiérarchique se réalise à la puberté. Une situation ambiguë du chien au sein du groupe et l’attribution de certaines prérogatives (=avantages) de dominant, souvent par méconnaissance des règles de vie canine, poussent le chien à en vouloir davantage et à manifester des comportements gênants.

Les prérogatives de dominant concernent trois domaines :

  • L’alimentation: il faut s’imaginer que le chien, même en famille, se considère en meute. Lorsque les chiens ont chassé en meute, le gibier étant à terre, les chiens dominants viennent se délecter des meilleurs morceaux, alors que les dominés sont autour et regardent la scène. Une fois les dominants repus, les dominés se précipitent, en dehors de la vue des dominants pour se remplir le ventre. À la maison, nous sommes les dominants : nous mangeons donc lentement, avant notre chien qui, lui, reste à l’écart et regarde sans réclamer. C’est à l’issue de notre repas que sa gamelle sera distribuée et qu’il la mangera en notre absence, rapidement.
  • L’espace : les chiens dominants sont sur les buttes et ils surveillent le territoire pour protéger les dominés. À la maison, ce sont les maîtres qui surveillent le territoire, pas le chien. Il doit donc avoir un lieu de couchage duquel il ne peut surveiller les allées et venues de chacun.
  • Les contacts : les contacts sont toujours à l’initiative des dominants. Ce n’est pas votre chien qui vient vous réclamer des caresses, c’est vous qui lui demandez de venir. Les chevauchements sont des marques de domination que votre chien ne doit pas réaliser en votre présence.

> Un chien dominant est heureux mais ce statut est incompatible (voire dangereux) avec la vie en famille. Un chien qui voudrait être dominant est un chien malheureux car toujours en conflit avec la famille. Un chien dominé est un chien heureux car son statut hiérarchique est identifié et stable.
> Le statut dominant/dominé n’est pas « universel » : votre chien peut être dominant dans un groupe (de chiens) et dominé à la maison.

Description de la maladie

Le chien qui souffre d’une sociopathie détruit, le plus souvent les issues et aboie (surtout au moment du départ) en l’absence de ses maîtres. Il fait généralement ses besoins en hauteur et en évidence et manifeste des comportements de « surveillance » (le chien vous suit partout). Les femelles font des grossesses nerveuses à répétition. Le chien, mâle ou femelle, pratique des chevauchements devant ses maîtres. Des agressions apparaissent, autour de la gamelle, pour recevoir des friandises à table, pour contrôler l’espace ou les contacts (grognements pour interrompre les caresses). Dans certains cas, le chien grogne lorsque le couple de propriétaires se rapproche.

Avec le temps, le chien devient de plus en plus agressif.

Pronostic

Le pronostic de la sociopathie dépend du stade de l’évolution de la maladie, de la présence d’agression, de la taille du chien (chihuahua ou Saint Bernard, l’application de la thérapie ne sera pas la même) et  de la composition (présence d’enfants) et des capacités réactives de la famille. Il est le plus souvent favorable si la thérapie est correctement appliquée.

Traitement

À l’issue de la consultation comportementale, au vu des symptômes de votre chien, de ses caractéristiques, des caractéristiques de la famille, il vous sera proposé de mettre en place un traitement médical associé à une thérapie comportementale.

Cette thérapie comportementale repose sur la régression sociale dirigée  qui permet au chien de retrouver une place de dominé, stable, au sein de la famille.

La fiche véto sur l’Education du chiot énonce les bonnes pratiques à mettre en place dès l’arrivée du chiot à la maison pour éviter l’apparition de ces troubles du comportement.

 FaireNe pas faire ou ne pas laisser faire
RepasLe chien est nourri après les maîtres, isolé, en 20 minutes. Le chien est nourri 1h00 avant les maitres. Le chien est nourri dehors.Le chien réclame et obtient à table. Le chien mange à volonté. Regarder le chien manger.
ContactLes contacts sont à l’initiative des maîtres : vous demandez à votre chien de venir faire des caresses et vous les stoppez, ce n’est pas le chien qui s’en va.Le chien demande et obtient des caresses. Le chien a l’initiative des jeux : il apporte sa balle. Le chien s’approprie certains objets.
ReproductionLa reproduction des dominés se fait hors de la vue des dominants.Le chien chevauche les jambes, les coussins, les montants du canapé…
EspaceLe panier du chien est dans un endroit où il ne peut pas surveiller les allées et venues. Le chien reste seul à la maison de temps en temps.Le chien vous suit partout, dans chacun de vos déplacements, au travail, en vacances et ne reste jamais seul.

Pathologie comportementale du chien Partie 1 : les principaux troubles comportementaux du développement

Les troubles du développement chez le chien sont dus à des erreurs au cours de l’élevage et/ou de l’éducation. Les connaître permet de prévenir l’apparition de ces troubles qui peuvent être très handicapants pour la vie au quotidien avec votre animal.

« Mon chiot est complètement inhibé et a peur de tout »

Votre chiot a peur de tout, est incapable de sortir dans la rue, a peur des personnes étrangères ou de certaines catégories d’humains et est malpropre : ce sont les principaux signes d’une maladie comportementale qui s’appelle le syndrome de privation.

Origine de la maladie

Cette maladie se déclare chez des chiots élevés dans des milieux hypostimulants, c’est-à-dire dans lesquels ils n’ont pas rencontré les éléments et les événements de la vie du quotidien. Ce sont des chiots qui ont grandi dans des élevages de mauvaise qualité, en cave ou dans le fond d’une grange, sans aucun autre contact avec l’humain que l’apport de la gamelle quotidienne à la mère, sans être sortis de leur box, sans parfois ne serait-ce qu’avoir vu la lumière du jour.

Une fois à la maison, ils sont confrontés à toute une série d’informations qui leur sont totalement inconnues donc hostiles : les bruits du quotidien, les hommes ou les enfants, le bruit de l’aspirateur, le bruit des voitures, le claquement d’une porte, la sonnerie du téléphone…

Description de la maladie

Les signes apparaissent dès les premiers jours qui suivent l’arrivée du chiot. Pour les cas les moins graves, le chiot présente des peurs vis-à-vis d’éléments identifiables : peur des hommes par exemple pour les chiots qui ont été élevés par une femme ou peur de certains bruits qu’ils n’ont jamais entendus auparavant (aspirateur, cocotte-minute, lave-linge, voiture…). Ces peurs se transforment rapidement en agressions qui peuvent entraîner des morsures violentes si le chien se sent acculé, dans l’impossibilité de fuir ce qui lui fait peur.

Dans les cas plus avancés, le chiot est très inhibé, n’accepte de manger que la nuit et ne supporte aucun changement dans son mode de vie.

Des situations dramatiques se rencontrent chez des chiots complètement dépressifs, présentant de graves troubles du sommeil, de la malpropreté sur le lieu de couchage et une inhibition totale du comportement.

> Par peur, ces chiens sont dangereux car ils ne contrôlent alors plus la morsure.

Evolution et pronostic de la maladie

Plus le trouble est identifié rapidement et plus les chances de récupérer sont bonnes :

– Un chiot de 2 mois, dans une famille stable et patiente et un milieu suffisamment stimulant peut récupérer.
– A partir de 4 mois, une bonne amélioration peut être attendue mais des séquelles persistent.
– Après la puberté, il ne faut s’attendre qu’à quelques améliorations.

Le pronostic dépend aussi de la présence d’agressions qui sont dangereuses, en particulier pour les peurs vis-à-vis de l’humain.

Le traitement de ces chiens est long et demande un effort important en termes de temps et de coût.

« Mon chien est complètement excité et rien ne l’arrête »

L’agitation, l’excitation et l’incapacité à arrêter un comportement ou une activité  sont les principaux signes de la deuxième maladie induite par des erreurs d’élevage et de développement : le syndrome d’hypersensibilité/hyperactivité.

Description de la maladie

Les premières descriptions des propriétaires de ces chiens « tout fous » concernent les destructions : elles sont importantes, en présence ou en absence des maîtres, dès le plus jeune âge et touchent les objets de la maison, les fleurs du jardin, les murs, les objets qui traînent… Il n’est pas rare que le chien avale ce qu’il détruit, parfois jusqu’à l’occlusion intestinale. Ces destructions sont souvent accompagnées d’agitation et le chien est décrit comme nerveux, en permanente activité. Ces chiots dorment peu et sont toujours sur le qui-vive. Il est souvent difficile d’apprendre à ces chiens les rudiments de l’éducation. Enfin, ces chiots mordillent de façon incontrôlée et peuvent se révéler avec le temps agressifs.

Origine de la maladie

Cette maladie résulte d’un élevage en milieu hypostimulant (chenil, magasins, cave…) et une absence de sanction lorsque le chiot mordille : il s’agit de chiots orphelins, séparés trop tôt de la mère ou de propriétaires négligents sur ce point d’éducation. C’est entre la 5ème  et la 7ème semaine de vie que cette capacité d’adaptation du chiot se met en place, par un apprentissage des éléments et des événements de la vie et un apprentissage des autocontrôles. Au-delà de cet âge, les capacités d’apprentissage sont bien moindres et ce qui n’a pas été acquis ne le sera que très difficilement par la suite.

Evolution et pronostic de la maladie

Le pronostic dépend de l’âge au début du traitement et de l’importance des symptômes, du gabarit du chien, de son mode de vie et de la motivation des propriétaires :

– En l’absence de traitement, l’évolution se fait vers l’hyperagressivité (morsure d’emblée sans grognements annonciateurs) vers l’âge de 2 à 3 ans.
– Traité avant la puberté, dans les cas peu évolués, une nette amélioration peut être obtenue.
– Pour les stades avancés, les animaux ne guériront jamais et motiveront bien souvent l’euthanasie.

Dans certains cas les deux types de troubles du comportement peuvent coexister, ce qui complique encore la prise en charge.

Comment soigner et prévenir les troubles du développement

Le traitement s’envisage sur une période longue pouvant aller jusqu’à un an (voire plus), il comprend des mesures de thérapie comportementale et l’administration de médicaments pour diminuer l’intensité des réponses émotionnelles et faciliter la mise en place de la thérapie comportementale.

Le plan de traitement, les médicaments et la thérapie, sont adaptés à chaque chien, en fonction de ses symptômes précis et des possibilités de la famille : il est mis en place dans le cadre d’une consultation spécialisée de comportement.

L’idéal serait de visiter l’élevage ou le lieu de naissance du chiot avant son adoption, sans prévenir, pour se rendre compte du milieu de vie réelle du chiot. Après l’adoption, il faut sortir le chiot le plus possible (même si toutes les vaccinations ne sont pas faites) et favoriser un lien d’attachement apaisant et une communication correcte au sein de la famille.

La fiche véto sur l’Education du chiot énonce les bonnes pratiques à mettre en place dès l’arrivée du chiot à la maison pour éviter l’apparition de ces maladies du comportement.

Jouer dans l’eau, un risque d’intoxication pour les chiens ?

Votre chien adore se baigner et courir dans l’eau après un frisbee, une balle ou un bâton ? Soyez vigilant, car même si le risque est faible, il court peut-être un danger. En dehors des risques « classiques » liés au jeu (blessures, fatigue, coup de chaleur…) ou à la proximité de l’eau (noyades…), il peut être victime d’une intoxication due spécifiquement à l’absorption ou au contact de l’eau.

L’intoxication à l’eau de mer (hypernatrémie)

Circonstances d’apparition

Le chien, en allant rechercher un jouet jeté dans les vagues, ou tout simplement en buvant parce qu’il a soif, avale une grande quantité d’eau de mer. Or celle-ci est très riche en sels minéraux, et en particulier en ion chlorure de sodium ou NaCl. Cette ingestion augmente le taux de sodium dans le sang de l’animal (on parle d’hypernatrémie pour qualifier l’excès de sodium dans le sang). Pour établir l’équilibre, l’organisme utilise l’eau contenue dans les cellules en la transférant vers le sang. Ceci diminue alors la concentration sanguine en sel ; celui-ci est ensuite éliminé dans les urines après filtration par les reins. Cet appel d’eau des cellules vers le sang crée une déshydratation des cellules, ce qui provoque leur destruction et la destruction des organes qu’elles composent. La mort survient lorsque des organes vitaux sont détruits.

> Contrairement à une idée répandue, l’eau de mer est beaucoup plus salée que le sérum physiologique : la salinité de l’eau de mer est de 3,5 %, contre 0,9 pour le sérum physiologique.

Les chiens de petite race sont particulièrement à risque car ils sont souvent infatigables quand il s’agit de jouer dans l’eau et peuvent absorber, proportionnellement à leur taille, de grandes quantités d’eau.

Symptômes 

Le 1er signe d’intoxication est une soif intense, suivie par des symptômes urinaires et digestifs : augmentation de l’émission d’urine, salivation, nausées, vomissements puis diarrhée (très liquide, profuse et teintée de sang et/ou de mucus). Cette diarrhée, quelquefois appelée « diarrhée de plage », est très caractéristique. Puis s’installent les signes nerveux : léthargie, démarche chancelante, tremblements, chute, perte de conscience, convulsions, coma. Le décès survient en quelques heures.

> La sensation de soif intense, présente en début d’évolution, disparaît lorsque les lésions neurologiques s’installent.

Prévention 

Surveiller attentivement le chien pour qu’il ne boive pas trop d’eau de mer. Éviter de lui lancer des algues ou des galets qui coulent. Lui proposer régulièrement de l’eau douce dans une gamelle. Après la baignade, le rincer à l’eau douce avant qu’il ne se lèche les poils.

Comment réagir ?

  • Si les symptômes sont uniquement digestifs (vomissements / diarrhée) sans atteinte de l’état général, il suffit de mettre le chien à la diète pendant 24 heures tout en le réhydratant progressivement (lui faire boire de l’eau douce en petite quantité et régulièrement).
  • Si le chien est abattu et présente un des signes nerveux décrits précédemment, il faut l’emmener d’urgence chez le vétérinaire.

L’intoxication à l’eau (ou hyponatrémie)

Circonstances d’apparition 

Le chien, en allant rechercher le jouet dans l’eau d’un lac ou d’une rivière, ou en buvant parce qu’il a soif, avale une grande quantité de liquide. Il se passe alors le phénomène inverse de l’intoxication à l’eau de mer. Sous l’effet du déséquilibre ionique (l’eau douce est moins concentrée en NaCl que le sang), un important appel d’eau du sang vers les cellules se produit. Celles-ci se gonflent d’eau, on parle d’œdème cellulaire. C’est l’œdème cellulaire au niveau du cerveau qui est particulièrement dangereux car les lésions des cellules cérébrales sont potentiellement mortelles.

Les chiens de petite race sont particulièrement à risque car ils sont souvent infatigables quand il s’agit de jouer dans l’eau et peuvent absorber, proportionnellement à leur taille, de grandes quantités d’eau.

Ä Cette hyponatrémie liée à une hyperhydratation affecte aussi les humains sportifs adeptes des épreuves d’endurance, en particulier des marathons et des épreuves plus longues (ultras, trails, triathlons, ironman…) lorsque les apports en boissons pauvres en sodium dépassent largement les pertes sudorales.

Symptômes

Fatigue et confusion, léchage excessif, perte d’appétit, vomissements, estomac gonflé, pupilles dilatées, difficultés à respirer et perte de conscience. La mort peut survenir en quelques heures.

Prévention

Surveiller attentivement le chien pour qu’il ne boive pas trop d’eau. Préférer une promenade en laisse à des baignades prolongées.

Comment réagir ?

Consulter en urgence un vétérinaire.

L’intoxication par les algues bleues

Circonstances d’apparition 

Les «algues bleues» sont en réalité des cyanobactéries (microorganismes qui sont à la fois des bactéries et des algues) qui prolifèrent en eau douce lorsqu’il fait chaud. Pour se développer, elles ont besoin d’azote et de phosphore ; les eaux contaminées par des rejets agricoles ou polluées à cause du tourisme intensif sont donc particulièrement touchées, surtout si elles sont stagnantes ou de faible profondeur. Les algues bleues sécrètent deux types de toxines : des hépatotoxines et des neurotoxines (les plus fréquentes). Le chien s’intoxique en buvant l’eau contaminée, en consommant directement des boulettes d’algues ou en léchant des cailloux ou des bâtons contaminés.

Comment repérer les algues bleues ?

Lorsque les algues sont présentes à la surface de l’eau, elles lui donnent une coloration bleu-vert très intense. Elles peuvent également se regrouper en boulettes qui restent accrochées sur les rochers. Lorsqu’elles se déposent sur les berges, celles-ci se recouvrent alors, en séchant, d’une croûte marron foncée dont l’odeur est très appétissante pour les chiens.

Symptômes 

  • En cas d’intoxication par des neurotoxines : salivation excessive, puis tremblements musculaires, convulsions, paralysie et perte de conscience. La paralysie des muscles respiratoires entraîne une cyanose (gencives et muqueuses bleues) et une asphyxie mortelle. La mort peut survenir en moins d’une heure ;
  • En cas d’intoxication par des hépatotoxines : vomissement, diarrhée sanguinolente, selles très noires (« goudronneuses »), faiblesse, gencives et muqueuses pâles, ictère (muqueuses jaunes). La mort survient en quelques heures ; elle est due à un choc hypovolémique par hémorragie importante au niveau du foie.

Prévention

Respecter strictement les interdictions de baignade ou de pratiques d’activités nautiques mises en place lorsque les autorités sanitaires détectent la présence de cyanobactéries dans l’eau. Ces interdictions sont valables pour l’homme et les animaux ! En dehors des lieux surveillés, observer attentivement la coloration de l’eau et l’état des berges avant de laisser le chien jouer et se baigner.

Comment réagir ?

En cas de contact avec des algues bleues, rincer le chien à l’eau courante (surtout pas avec l’eau de la rivière !) et consulter en urgence un vétérinaire en cas d’apparition de symptômes. Si possible, prélever un échantillon d’eau afin de procéder ultérieurement à des analyses.

Et l’intoxication par les algues vertes ?

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une intoxication à l’eau de mer. Les algues vertes, dues aux rejets agricoles, dégagent des gaz toxiques (hydrogène sulfuré) en se décomposant. Ces gaz peuvent tuer comme du cyanure, en quelques minutes. Les plages bretonnes sont particulièrement touchées.

Et la piscine ?

Si vous avez la chance de posséder une piscine, il faut absolument empêcher le chien de s’y baigner. Outre l’aspect hygiénique (les impuretés présentes dans le pelage du chien telles que poussières, peaux mortes, parasites… se retrouvent dans la piscine, sans parler des poils qui risquent de boucher le filtre), les produits chimiques, le chlore ou le sel utilisés pour le traitement de l’eau peuvent être responsables d’intoxication du même type que celles décrites précédemment.

Le but de cette fiche est de vous faire prendre conscience des dangers qui existent lorsque votre chien se baigne en eau de mer ou en eau douce. Il est bien sûr hors de question de lui interdire les baignades, mais simplement de se montrer vigilant afin d’éviter que ce moment de détente et de complicité ne vire au cauchemar !

Votre chien mordille sans se contrôler

Dans des conditions habituelles, l’acquisition de cette aptitude se fait lors des jeux entre les chiots de la portée, sous le contrôle de la mère ou de tout chien adulte équilibré et vacciné.

Idéalement c’est un chien qui assure la communication nécessaire pour que le chiot « apprenne à s’arrêter », ceci entre 4 et 12 semaines, lorsque son système nerveux termine son développement. A 3 mois au plus tard, il doit savoir se calmer seul, et attraper avec la gueule sans serrer. Si vous pouvez mettre votre chiot en contact avec un chien, laissez-le contrôler la situation sans intervenir, observez comment il s’y prend pour pouvoir ensuite imiter ses attitudes.

  • L’acquisition des autocontrôles est le fondement de tout comportement social du chien, et leur apprentissage est donc indispensable avant toute vie sociale de l’animal.
  • Le chiot passe ainsi du stade « tu me touche, donc je crie (ou je te mords !) » au stade « tu me touches, je n’ai pas mal, donc je ne crie pas ».
  • Le défaut d’apprentissage des autocontrôles conduit toujours à un état pathologique, qui peut présenter 3 formes (hyperactivité, peurs paniques, nervosité excessive permanente).

A 3 mois, le chiot doit parfaitement se contrôler. A 6 mois ça ne sera plus possible : il convient donc dès maintenant de lui apprendre à se contrôler !

Comment faire ?

  • Il s’agit d’apprentissage, d’éducation, et non de punition ou de soumission. Lors des manoeuvres vous devez être aussi calme et constant que possible afin de bien contrôler vos messages et leur cohérence, et assurer une bonne compréhension par le chiot : l’objectif est de lui apprendre le calme et la maîtrise de soi, donnez-lui l’exemple.
  • Lorsque le chien commence à s’exciter dans le jeu, ou à mordre trop fort, avant de ressentir de la douleur, poussez un cri retentissant « aïe ! » ou « non ! », qui doit bloquer le chiot, puis basculez-le sur le dos, Maintenez-le fermement avec souplesse, sans parler ni le regarder. Ne tenez pas compte de ses cris éventuels, immobilisez-le jusqu’à ce qu’il se détende (voire s’endorme…), puis retirez doucement vos mains, sans le stimuler, et cessez toute interaction pendant 5 minutes.
  • Cette manoeuvre doit être effectuée au départ 20 fois par jour, par chaque adulte de la famille. Plus la détente est obtenue rapidement, moins on a besoin de le faire, l’ordre sec « non ! » assurant progressivement le rôle de signal d’arrêt (parfois même le chiot se couche spontanément en l’entendant…).
  • Si le chien aboie exagérément, ou s’accroche aux vêtements, saisissez son museau en arrière de la truffe (lorsque la mère procède à cette manoeuvre, elle saisit le museau entre ses dents), et, sans prononcer un mot, serrez-le jusqu’à ce que le chiot gémisse. Lâchez dès le cri du chiot (il le fera bien avant d’avoir mal), et cessez d’interagir avec lui quelques minutes.
  • Faire jouer le chiot avec un chien adulte éduqué et équilibré.

Que faut-il éviter ?

  • Eviter les jeux de balle ou tout objet roulant, ils entretiennent l’excitation ; préférer des objets qui s’immobilisent, imposant au chiot un ajustement de ses gestes.
  • Interdire tous les jeux de tiraillement, où chacun des partenaires tire de son côté : le chiot apprend à serrer plus fort, c’est l’opposé de notre objectif.
  • Dans les jeux de rapport d’objet, ne saisissez pas l’objet et ne poursuivez pas le chiot, le jeu ne continue que s’il arrive à lâcher l’objet spontanément.
  • Ne le laissez pas mordre sous prétexte qu’il « fait ses dents », il peut mâchonner des objets appropriés et non vos bras ou vos vêtements…
  • N’attendez pas que le chien apprenne spontanément en grandissant : plus il est âgé, plus l’apprentissage est difficile !
  • Evitez de vous mettre en colère, punir, crier ou frapper : cela augmente l’excitation du chien.

Une fois que le chiot a appris à se contrôler, il peut se coucher sur le dos immobile pour indiquer à son partenaire qu’il accepte son autorité, ceci s’appelle une posture d’apaisement ou de soumission, et constitue un code connu de la majorité des chiens ; ainsi votre chiot saura éviter de provoquer un autre chien, et reconnaître un chien qui utilise ce message. La capacité à émettre ces signaux est un élément fondamental de la communication et de la hiérarchie canine.

La marche en laisse

L’objectif à atteindre

La laisse doit vous sembler virtuelle, sachant qu’elle ne le sera jamais pour le chien. Celui-ci sait très bien quand il est attaché ou non ! Par elle, sans le vouloir, vous communiquez en permanence et à votre insu des informations à votre chien.

Elle est donc un moyen de communication primordial.

A l’extérieur, votre chien est constamment relié à vous par cette laisse. Mais il est aussi souvent plus attentif à tout ce qu’il peut découvrir dehors qu’à son propriétaire. Il va cependant pouvoir sentir (au moyen de la laisse) vos changements de direction (sans vous regarder), vos éventuelles crispations au moment de croiser un autre chien…

Quand démarrer l’apprentissage ?

Vous pouvez démarrer cet apprentissage avec votre chiot dès qu’il est en âge de sortir.

Plus le chiot est jeune, plus il apprend vite. N’ayez pas de craintes pour d’éventuelles contaminations virales : les anticorps transmis par sa mère le protègent les premières semaines de sa vie, puis le relais est pris par ses propres défenses dès qu’il est vacciné.

Vous aurez au préalable habitué le chiot au port du collier, puis de la laisse et du collier, chez vous, en l’associant dans un premier temps à des situations agréables : jeu, caresses… Evitez de lui mettre laisse et collier uniquement durant vos absences par exemple, le chiot risque alors d’assimiler ces nouvelles contraintes à votre départ.

Une fois dans la rue pour vos premières sorties, adaptez votre marche aux trajets du chiot de façon à ce que son contact avec la laisse ne lui semble pas une contrainte. Une deuxième personne devant le chiot peut l’appeler et le rassurer s’il hésite et cherche à reculer.

Puis commencez à imposer progressivement votre propre parcours, que vous varierez à chaque fois : le chiot doit apprendre à marcher à vos côtés d’une façon régulière, quelles que soient les stimulations croisées sur sa route. Empruntez un parcours mêlant des lignes droites et des trajectoires courbes, rebroussez chemin… Et enfin variez les allures au cours de la promenade.

Pendant toute la durée de l’exercice, ayez soin de récompenser le chiot par des caresses, de lui parler de façon enjouée, de l’encourager.

Dans un deuxième temps :

  • S’il tire trop, sanctionnez le chien par un léger coup de laisse, après lui avoir donné l’ordre de rester à votre hauteur, ordre bien évidemment précédé du nom du chien ! Si le chien est trop puissant, passez la laisse dans votre dos, et tenez-la à deux mains, et arrêtez vous brutalement en même temps que vous tirez sur la laisse : votre poids augmentera la force sur le collier du chien. Puis repartez, et dès que le chien a pris à nouveau quelques centimètre d’avance, recommencez la sanction : la tête ou l’épaule de votre chien doit rester au niveau de votre jambe.
  • Encouragez-le s’il traîne, par une gestuelle qui le stimule : petites claques sur votre jambe à sa hauteur…

Vous pouvez (en plus) lui apprendre à s’arrêter au bord des trottoirs ou à s’asseoir immédiatement. Cette séquence pourra permettre au chiot de se calmer au moment où les sollicitations extérieures seront trop fortes. 

Vous pouvez aussi lui apprendre le caniveau à cette occasion.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire

  • Choisir une laisse à enrouleur qui ne permettrait pas une bonne communication entre votre chien et vous. Ce type de laisse est intéressant lorsqu’on veut laisser plus de liberté au chien, mais seulement lorsque celui-ci sait déjà marcher au côté de son maître sans tirer.
  • Utiliser un harnais, qui incite au contraire votre chien à tirer.
  • Avoir une laisse trop grande ou trop petite : la laisse idéale est courte, adaptée à la taille du chien, d’une longueur entre 40 cm et 1m.
  • Choisir un environnement trop riche en stimulations pour ses premières sorties : vous ne devez pas avoir à lutter contre un milieu plus intéressant pour lui que l’apprentissage que vous lui proposez.
  • Effectuer des séances trop longues : comme pour tous les apprentissages, il vaut mieux se limiter à quelques minutes par jour pour éviter la fatigue chez le chiot et même pour vous.

En résumé, soyez patient, mettez-vous dans de bonnes conditions à chaque fois, insistez sur le côté ludique.

Cet apprentissage, obligatoire pour se mettre en conformité avec la loi, est réalisable même sur un chien adulte, voire vieillissant, qui n’aurait jamais appris la laisse auparavant. Un peu de persévérance et de motivation viennent à bout du chien le moins coopératif en quelques dizaines de minutes (même s’il sera probablement nécessaire de recommencer l’apprentissage le lendemain !).

Apprendre les ordres simples à son chien

Les ordres simples sont ces petits mots systématiques auxquels nous voulons que notre chien obéisse : « assis », « non », « couché », « au pied », « à ta place », …

Pourquoi ?

L’apprentissage des ordres simples est la condition d’intégration de votre chiot dans la « meute-famille ». En effet, les ordres simples constituent des formes de politesse et de respect de l’humain qui permettent au chiot de ne pas devenir un « délinquant » canin.

  • Comme on apprend à un enfant à dire « s’il te plaît » et « merci », il faut apprendre au chiot certains gestes qui deviendront automatiques dans sa communication avec vous.

De plus, ces ordres sont l’occasion d’affirmer la position hiérarchique des maîtres afin que le chiot sente notre domination et soit parfaitement paisible avec son entourage.

  • Pour un équilibre familial, il faut que le chien soit dominé par ses maîtres. Ce terme ne signifie pas que nous maintenons une pression ardue sur notre chien à longueur de temps, il signifie que le chien a compris et accepté sa position de dominé dans la famille-meute.

Quand ?

Le plus tôt est le mieux.

Dès l’arrivée à la maison, il faut commencer à systématiser votre vocabulaire pour le chiot reconnaisse dès les premiers temps votre façon de communiquer.

Au cours de sa croissance, et de sa vie, il y aura des phases où le chien sera moins obéissant. Au moment de la puberté, les bouleversements hormonaux ont des répercussions comportementales et les chiots ont tendance à être moins obéissants ou à se rebeller. Soyez vigilant à cette période et réaffirmez-vous en ne lâchant pas la pression éducative.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire et vous pouvez tout à fait apprendre à un chien adulte certains ordres non acquis chiot. Il sera peut-être moins « malléable » et les séances devront parfois être plus souvent renouvelées mais vous y arriverez.

Ex : interdire l’accès à une pièce (chambre) après l’arrivée d’un enfant dans la famille.

Que peut-on apprendre au chien ?

La liste des apprentissages possibles d’un chien est quasi infinie. Le choix dépend simplement de vos envies. Les propriétaires sont parfois très ingénieux et persévérants pour les apprentissages :

  • Un maître a appris à son chien à n’accepter de la nourriture que lorsqu’elle était présentée de la main gauche.
  • Tous les spectacles de dressage nous montrent combien de choses un chien est capable d’apprendre.

En pratique, l’incontournable est le « assis » qui correspond au « s’il te plait » du chien. Il sera utilisé dans toutes les situations du quotidien :

  • Pour donner la gamelle.
  • Pour mettre la laisse.
  • Pour entrer dans la maison et essuyer les pattes après la promenade.
  • Pour monter sur les genoux quand les maîtres le souhaitent.
  • Pour entrer dans une pièce à l’accès d’habitude interdit.

De la même façon l’apprentissage du « non » fait partie des bonnes pratiques.

Comment ?

L’apprentissage répond à 2 principes :

  • La récompense d’un acte bien réalisé.
  • La punition d’un acte non ou mal réalisé ou d’un acte que l’on ne désire pas.

Qu’est-ce qu’une récompense de chien?

Pour le chien, une récompense est une marque d’affection verbale, tactile ou alimentaire. Les récompenses alimentaires fonctionnent très bien mais doivent être toujours associées à la caresse et au mot gentil pour pouvoir devenir aléatoires puis disparaître rapidement.

Qu’est ce qu’une punition ?

Pour le chien dans sa vie de famille, une des punitions éthologiques est l’isolement du groupe. Celle-ci peut être réalisée en envoyant le chien dans son panier (sans qu’il soit obligé de passer devant vous), ou en quittant vous-même la pièce et en ignorant votre chien. La punition quant à elle doit être systématique au regard du comportement que l’on veut faire disparaître.

Le chien qui a compris la punition adopte des signaux de soumission : oreilles basses, queue basse, marche membres pliés, voire se couche sur le flanc (un simple petit geste de la part du chien suffit).

Attention de ne pas « surpunir », c’est-à-dire d’obliger un chien à réaliser un acte que vous pensez juste alors qu’il a émis des signes de soumission (ex : continuer à crier sur le chien alors qu’il est dans son panier). Devant votre insistance et son incompréhension, il pourrait devenir agressif (par peur).

Il faut systématiser son vocabulaire (toujours le même mot pour le même ordre) et utiliser des mots brefs : non, assis, couché, panier,…  L’intonation doit être constante.

Pour apprendre un chiot à s’assoir, il faut mettre une main au niveau du « menton » et soulever la tête et une main sur l’arrière-train et le baisser (très délicatement, sans appuyer) en disant « assis », doucement et calmement. Si on ne fait qu’appuyer sur les fesses, le chien va faire le yoyo avec ses postérieurs et on ne pourra pas figer la position, de plus ce geste peut être traumatisant sur des hanches en croissance. On maintient la position quelques secondes et on relâche doucement en continuant de féliciter le chiot. Il apprend ainsi l’association du mot et de la position. S’il ne reste ne serait-ce qu’une seconde, il faut le récompenser.

Puis, on demande « assis » juste en soulevant la tête du chien et la position doit être maintenue plus longtemps.

Enfin on demande simplement « assis », en se mettant bien en face du chiot et l’ordre doit être acquis.

Une autre méthode consiste à utiliser une friandise (sans la donner). Pour apprendre le « assis », on met la friandise devant le nez du chiot et on lève la main au dessus de lui, il va lever la tête pour suivre la friandise des yeux et s’assoir spontanément. S’il essaie d’attraper la friandise, on dit « non » et on recommence. Dans la même idée, pour apprendre le « couché », une fois le chiot assis, on baisse la friandise au sol et on l’écarte du chiot en la ramenant vers soi, il va avoir tendance à mettre le museau au sol et à se coucher. S’il tente de se lever, on dit « non » et on recommence.

Il est possible également de valoriser un acte spontanément réalisé par le chien : on dit « assis » ou « couché » lorsque le chien est dans la position. Il associe alors naturellement le mot à sa posture. Ensuite, lorsque le mot est prononcé il comprend quelle attitude il doit adopter.

A chaque chiot et chaque maître sa méthode…

Chaque chiot a son caractère et ses capacités éducatives. Pour certains, l’apprentissage des ordres simples sera très rapide, pour d’autres, un peu plus turbulents, il faudra y consacrer un peu plus de temps et travailler sur le contrôle. Ce sera de toutes façons un travail quotidien, même de chaque instant, en douceur, justesse mais parfois fermeté mais qui deviendra machinal.

De même, chaque propriétaire a ses possibilités (physiquement, en temps et en envie) d’appliquer des règles éducatives.

Il n’y a donc pas UNE bonne technique d’apprentissage, mais LA technique qui convient au chiot et au propriétaire, à vous de tester et de trouver celle qui vous correspond.

Globalement, si la famille adhère au principe et applique ces règles simples, le chiot sait répondre à l’ordre « assis » en une quinzaine de jours.

A partir de là, tout peut être appris selon le même principe. Donc, à vous de jouer !

Apprentissage de la propreté chez le chiot

Vous venez d’acquérir un chiot et souhaitez qu’il soit rapidement propre, voici quelques conseils pour y arriver.

Il faut tout d’abord savoir que les conditions de vie de la toute petite enfance jouent un rôle dans les capacités d’apprentissage de la propreté. Un chiot élevé en maison, ayant un accès à l’extérieur et vivant avec sa maman, va très rapidement apprendre à son contact, par mimétisme, à aller faire ses besoins dehors. En revanche, un chiot d’élevage, vivant en cage et y faisant ses besoins, n’aura pas pris les bonnes habitudes.

Votre chiot va apprendre à contrôler ses sphincters en grandissant : avant 10 semaines d’âge il est incapable d’être propre sur une grande période, en dehors de son panier.

IMPORTANT

Vous appréhendez de sortir votre chiot dans des lieux publics car il n’a pas reçu toutes ses injections vaccinales. Ceci est une vieille croyance non fondée !

En effet, si la mère de votre chiot est correctement vaccinée, elle lui a transmis par le lait des anticorps qui lui permettent de se défendre contre les maladies contre lesquelles on vaccine. Lorsque vous avez acquis votre chiot, après l’âge de 8 semaines, il est identifié et vacciné comme l’impose la loi. Il est donc protégé et vous pouvez le sortir.

Au-delà de l’apprentissage de la propreté, cette mise en contact avec l’environnement extérieur est primordiale pour son éducation et la connaissance de son milieu de vie.

MAIS

Votre chiot est un « bébé » au statut immunitaire fragile, il est donc conseillé d’avoir un comportement raisonnable et responsable vis-à-vis de ses contacts avec d’autres chiens et dans certains lieux. A cet égard, il faut éviter de le mettre en collectivité ou en contact avec des animaux dont on ne connait pas l’état de santé. Les lieux d’aisance canins sont également des bouillons de culture (parasites, virus et bactéries) qu’il faut éviter de faire fréquenter à des chiots. Egalement, les baignades dans les eaux stagnantes et sales sont déconseillées.

Les règles de l’apprentissage

Quel que soit le comportement à apprendre, il existe deux techniques :

  • La récompense : elle doit être donnée au moment de l’acte que l’on veut faire perdurer. Elle peut être alimentaire si le chiot est gourmand (croquette), affective (caresse) et vocale (félicitations orales). La récompense alimentaire doit progressivement être aléatoire et être remplacée par une caresse et une félicitation seules. La récompense est très efficace dans l’apprentissage, 10 fois plus que la punition !
  • La punition : elle doit être « éthologique », c’est-à-dire appartenir au répertoire comportemental du chien, immédiate et justifiée. Pour l’apprentissage de la propreté, on punit au moment où le chiot se met en position, avec une voix grave et sèche, en soulevant éventuellement le chiot doucement par la peau du cou (comme le ferait sa maman).

Nota : Dans les techniques d’apprentissage, il existe l’extinction qui consiste à ignorer le comportement que l’on veut faire disparaitre. Cette technique est utile par exemple pour apprendre à un chiot à ne pas quémander à table. La première fois qu’il quémande, il ne faut pas lui répondre et l’ignorer ; il retournera à son panier en comprenant que son comportement ne lui apporte rien. C’est également cette technique que l’on utilise instinctivement la première nuit après l’adoption au cours de laquelle le chiot va pleurer : si on ne répond pas à ses pleurs, il va cesser et se rendormir. Cette technique n’est pas applicable à l’apprentissage de la propreté.

CE QU’IL FAUT FAIRE

Lui apprendre à faire dehors.

  • Il faut sortir le chiot après chaque repas (nous rappelons qu’il est conseillé de donner au chiot 3 repas, après le vôtre, seul, en retirant la gamelle après 15-20 minutes, même si le chiot n’a pas fini). Emmenez-le toujours au même endroit pour faire ses besoins.
  • Il faut le féliciter, même de façon excessive (friandise, caresse) dès qu’il a émis quelque chose.
  • Ne rentrez pas tout de suite mais initiez un jeu ou continuez la promenade pour ne pas que le chiot associe « je fais pipi-je rentre ».

> En revanche, ne le laissez pas jouer tant qu’il n’a pas fait ses besoins, sinon il voudra ensuite sortir à tout bout de champ, ayant associé la sortie au jeu.

Le punir lorsqu’il fait à un endroit inapproprié.

  • Lorsque le chien se met en position, il faut le gronder (voix grave, forte et sèche « NON », mains sur les hanches), donner éventuellement une tape sur les fesses, le sortir immédiatement pour qu’il fasse ses besoins à un endroit approprié.
    > Ne criez pas (surtout les femmes), la voix aiguë est un appel au jeu !
  • Lorsque le chien a fait en votre absence : « pas vu, pas pris ! »
    > Mettre le chien dans une autre pièce pour ne pas qu’il vous voit nettoyer. La position à quatre pattes pour ramasser est un appel au jeu, le chiot peut croire que l’on joue avec ses crottes!!!
    > Vous avez l’impression en entrant dans la maison « qu’il sait qu’il a fait une bêtise »…. Erreur ! Son faciès triste et penaud à votre retour est simplement le reflet de votre visage fermé et coléreux qui cherche où il a ENCORE fait pipi !
  • Nettoyez les traces d’urine/fèces avec un produit désodorisant/désinfectant (ou vinaigre blanc) sans ammoniaque ni eau de javel, ce sont des odeurs que les chiens aiment et sur lesquelles ils reviennent faire pipi.

CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE

  • Ne mettez pas le nez du chien dans ses besoins : ça ne sert à rien. Le chien sniffe tous les pipis des copains, de sentir le sien n’a pas la valeur dégoûtante que l’humain pourrait lui attribuer. Lui montrer le pipi pour le gronder signifie pour le chien que le pipi n’est pas bien mais pas que l’endroit n’est pas bien !
  • Ne grondez pas votre chien s’il a fait en votre absence.

Quelques petites astuces

Le chiot doit être propre à l’âge de 4 mois, avec des petits retardataires jusqu’à l’âge de 6 mois. Les mâles auraient tendance à avoir plus de difficultés à apprendre la propreté.

Soyez indulgent et rapide le matin : les premiers temps, faites vite sortir votre chiot pour qu’il fasse pipi. Entre l’attente de la nuit et la joie de vous revoir le matin, il ne va pas pouvoir attendre que vous preniez le petit déjeuner avant de sortir !

Pour les propriétaires au sommeil léger, vous pouvez vous rendre compte que votre chiot gigote ou pleure au petit matin, si le courage est avec vous, vous pouvez le sortir, puis le remettre dans son panier et retourner vous coucher. Attention, il ne faut pas que le chiot croie que la journée commence, soyez assez peu expressif et ne répondez pas à ses demandes de jeu.

Pour faciliter l’apprentissage de la propreté la nuit, on peut utiliser, pour les chiens de petit gabarit, une cage de transport type « Varikenel » qui servira de « chambre ». En effet, le chiot sait naturellement qu’il ne faut pas faire ses besoins sur son lieu de couchage. Ce lieu ne doit pas être considéré comme une punition et doit être agrémenté comme un lieu de couchage douillet (couverture, panier). Prévoyez quand même une taille suffisante pour que le chien puisse se coucher au fond de la cage et laissez-lui une petite partie devant pour les accidents nocturnes ! Le soir au coucher, encouragez-le à retrouver sa « chambre ». Cette cage aura le double avantage à l’avenir de lui servir de chambre dans d’autres circonstances, si vous allez dormir chez des amis ou à l’hôtel par exemple.

Pour les propriétaires qui sont absents une très longue partie de la journée, il est possible d’apprendre au chiot à faire ses besoins dans une litière (soit litière à chat soit plateau recouvert de papier journal). En effet, comme le chiot ne pourra pas se retenir il est plus agréable de nettoyer un endroit dédié que de pister les pipis et crottes à son retour. Dans ce cas, il faut dès l’adoption du chiot prévoir cet endroit et lui apprendre pendant votre présence (ce n’est pas naturel comme chez le chat) : quand vous voyez le chiot pleurer, tourner en rond ou se mettre en position, il faut le porter jusqu’à sa litière et le féliciter lorsqu’il a fait. Progressivement, le chiot va de mieux en mieux se retenir et au bout de quelques semaines, lorsque vous rentrerez, il n’y aura plus rien dans la litière et vous pourrez la supprimer.

Dans certains cas réfractaires, on peut conseiller de retirer la gamelle d’eau la nuit, le chiot n’a pas besoin de boire. Considérant qu’il mange vers 20h, vous lui laissez la gamelle d’eau jusqu’à 21h, vous le sortez à 22 h pour faire ses derniers besoins et il doit pouvoir passer une bonne partie de la nuit avant que la vessie ne se remplisse.

Ne confondez pas ses besoins urinaires avec les quelques gouttes qu’il pourrait laisser échapper lors d’une émotion, joie de vous revoir par exemple ou sur le coup d’une remontrance. Ce comportement passera avec l’âge.

« Mon chiot va dehors, joue et rentre à la maison pour faire pipi » est une remarque fréquente ! Cela signifie que le chiot n’a pas compris l’endroit opportun d’élimination. Il faut alors prendre du temps avec lui dehors et le surveiller jusqu’à ce qu’il fasse ses besoins ; à ce moment-là félicitez-le !

Enfin, soyez conscient que pour cet apprentissage, comme pour toutes les autres règles que vous voudrez inculquer à votre compagnon, il vous faudra parfois beaucoup de patience. Cependant ce sont ces premières semaines de vie communes qui vont conditionner les belles années de vie suivantes.

Attention, quand le médical se mêle à la malpropreté…

La malpropreté du chiot ne doit pas être confondue avec une maladie comme une cystite (infection urinaire) qui pousse le chiot à faire de faible quantité d’urine très fréquemment. Cette maladie est souvent associée à d’autres signes comme un abattement, une diminution de l’appétit, une odeur forte de l’urine ou une modification de sa couleur. Dans ce cas consultez rapidement votre vétérinaire.

Mon chien était propre et il ne l’est plus…

  • Ceci peut également être le premier signe d’une infection urinaire.
  • Chez le chiot mâle, le marquage urinaire peut apparaître avec la puberté ou lorsqu’il se trouve en contact (ou s’il sent dans le voisinage !) des chiennes en chaleurs. La promiscuité de chiens peut également révéler ce comportement. Dans ces cas-là, la séquence est celle d’un marquage franc, avec patte levée haut et miction sur un support vertical (contrairement au chiot qui fait une flaque au milieu de la pièce).

L’éducation du chiot : intégrer correctement le chiot dans la famille

Lorsque vous adoptez votre chiot, il a déjà 8 semaines de vie et d’expérience qui lui ont forgé un certain « caractère ». Pour ces raisons, les étapes du développement sont très importantes pour la vie future du chien.
Arrivé à la maison, il doit continuer son apprentissage, ce qui lui permettra de s’adapter en toute harmonie à votre mode de vie. Ainsi, dès son adoption, vous devez parfaire son éducation pour vous assurer une heureuse vie en sa compagnie.

Ce qui s’est passé entre la naissance et le jour de l’adoption

Dans le ventre de leur mère, les chiots sont sensibles au toucher dès leur 45e jour. Le fait de caresser doucement le ventre des mères habitue les chiots aux contacts et à la manipulation. Les foetus sont également sensibles au stress de la mère, d’où l’importance de l’environnement maternel pendant la gestation.

La période néonatale s’étend de la naissance jusqu’à l’ouverture des yeux, vers le 15è jour. La mère est particulièrement attachée à ses petits mais les chiots peuvent être adoptés par n’importe quelle chienne allaitante. Durant cette période, le chiot, aveugle et sourd, passe 90 % de son temps à dormir ; il répond aux réflexes de fouissement pour chercher la mamelle, au réflexe labial pour téter et au réflexe périnéal pour évacuer ses besoins.

> Pour que le chiot orphelin évacue ses selles et son urine, il faut lui frotter délicatement la région périnéale avec un coton humidifié après la tétée.
> Il arrive que les yeux ne s’ouvrent pas de façon simultanée, ne forcez pas l’ouverture et laissez faire la nature.


La période de transition dure jusqu’à la 3è semaine et l’acquisition de l’audition. Le chiot commence alors à s’attacher à sa mère, elle devient un repère rassurant, apaisant à partir duquel il va commencer à explorer l’environnement. Parallè-lement, le chiot se reconnaît en tant qu’appartenant à l’espèce canine.

> Les chiots orphelins doivent être placés pendant cette période avec des adultes de leur espèce.

La période de socialisation s’étend de la 3è à la 12è semaine environ. Cette période est fondamentale pour l’apprentissage des partenaires de l’espèce et pour la socialisation vis-à-vis des autres espèces (chats, oiseaux, moutons ou vaches pour les chiens de troupeau) et en particulier vis-à-vis de l’humain (hommes, femmes, enfants, personnes de couleur, personnes âgées).

> La prévention des comportements de prédation passe par la mise en contact précoce du chiot avec différentes espèces et différents individus de ces espèces : par exemple, le chiot qui n’a jamais vu de chats pendant cette période les considèrera comme des proies.

Pendant cette période, le chiot apprend à contrôler ses comportements (« autocontrôles ») : les morsures douloureuses des chiots sont sanctionnées par la mère, par un coup de patte sur la truffe ou en les attrapant par la peau du cou, pour leur apprendre à contrôler leurs gestes.

> Il ne faut jamais laisser un chiot mordiller les mains de ses propriétaires.

D’autre part, cette période est l’occasion pour le chiot de découvrir et de s’imprégner des différents éléments de son environnement qu’il considérera alors comme apaisant : toutes les choses qu’il n’aura pas découvert pendant cette période lui seront hostiles (aspirateur, voiture, bruits divers, personnes étrangères…).

> Le lieu d’élevage doit être stimulant (sans être stressant), en adéquation avec le milieu de vie future.

Enfin, la période de socialisation assure l’apprentissage de la communication : par le jeu, les chiots de la fratrie apprennent les positions de soumission, de domination, les chevauchements et tout ceci sous le regard attentif de la mère, prête à intervenir en cas de débordement.

> La mère n’a pas qu’un rôle nutritif, elle possède un rôle éducatif et régulateur fondamental : il ne faut pas séparer les chiots de la mère avant l’âge de 8 (légal) à 10 semaines, même si la mère ne les nourrit plus.

La hiérarchie chez le chien : les bonnes règles d’éducation pour une vie harmonieuse

Le chien est un animal social qui vit en meute (meute de chien ou meute-famille), dans laquelle la vie en groupe est rendue possible grâce à des rituels de communication et une structure sociale basée sur la hiérarchie. Cette hiérarchie est une organisation des relations dans le groupe en fonction du classement des individus en « dominants » (=individus ayant accès à certaines prérogatives) ou « dominés ».

> Cette hiérarchie est apaisante et permet de limiter les conflits dans le groupe famille – chien.

Attention :

  • La hiérarchie est établie pour un groupe, un chien peut être dominé dans un groupe et dominant dans l’autre.
  • Le chien ne naît pas dominant, il le devient à la puberté dans le contexte particulier de son groupe.
  • Le système de hiérarchie ne peut fonctionner que si la communication dans le groupe est possible, cohérente et respectée.
  • Toute modification du groupe peut entraîner une modification de la hiérarchie : déménagement, passage à la puberté, absence ou maladie, vieillesse, changement de composition de la famille (décès, naissance)…

L’apprentissage de la hiérarchisation débute au sevrage par l’apprentissage des règles de communication.

  • Il faut imposer au chiot des règles d’accès à la nourriture : demandez la réalisation d’un ordre (« assis ») avant de donner la gamelle qui est distribuée après le repas des propriétaires. Le chien mange seul, pendant une vingtaine de minutes puis la gamelle est retirée.
  • La posture de soumission est apprise au cours de jeux entre les chiots de la fratrie : à la maison, les propriétaires continuent et renforcent cet apprentissage en forçant régulièrement le chien à se mettre sur le dos.
  • C’est le dominant qui contrôle l’espace, se couche où il veut, surveille les allées et venues de chacun : il faut interdire au chiot ces prérogatives. Le panier du chien est placé dans un endroit caché où il ne peut pas surveiller les entrées et sorties de chacun (pas dans un couloir ni dans l’entrée).
  • C’est le dominant qui décide des contacts entre les membres du groupe : si le chiot demande des caresses, il faut systématiquement lui refuser. Dans la minute qui suit, c’est vous qui l’appelez pour le caresser et vous qui arrêtez les caresses et non le chien qui s’en va de lui-même.
  • La sexualité est réservée au dominant : le chiot/chien n’a pas le droit de manifestation de chevauchements devant vous. Il faut immédiatement les sanctionner.

Un chien dominé n’est pas un chien « faible », c’est au contraire un chien apaisé dans un cadre de vie fixe et cohérant. A l’inverse, la place du dominant est souvent cause d’anxiété.


Ces règles de vie simples sont transmises par le propriétaire par le biais d’une communication claire et adaptée, compréhensible par le chien.

  • Il faut une adéquation entre le langage verbal et les expressions corporelles : la punition est dite avec une voix grave, les épaules larges et les mains sur les hanches, l’appel au jeu est annoncé avec une voix aiguë, dans une position plutôt accroupie.
  • Il faut se choisir quelques mots qui seront toujours utilisés (le chien ne comprend pas les grandes phrases) : « assis », « au panier », « bravo »,…

Les situations ambiguës :

  • Le chien qui pose la patte sur son maître montre sa domination : sanctionnez gentiment mais systématiquement pour cela votre chien.
  • Le fait d’accompagner toujours son maître (travail, promenade…) est une prérogative de dominant : laissez régulièrement votre chiot seul à la maison, sans lui dire « maman/papa revient vite, sois bien sage » et sans lui laisser la télévision pour qu’il se sente moins seul. Tout au long de sa vie, il sera à certains moments seul à la maison et tout se passera toujours bien !
  • Lorsque votre chien émet des signaux de soumission (tête basse, queue baissée), alors que vous le grondez, il faut les respecter et arrêter la punition : si vous en demandez trop, le chien peut vous agresser par peur, ne comprenant pas votre acharnement.
  • Les grognements sont des signes de menace qu’il faut étouffer dans l’oeuf : un chiot qui grogne parce qu’il ne veut pas se faire ouvrir la gueule, examiner les oreilles… doit immédiatement être exclu du groupe et mis dans son panier.
  • Il convient de faire la distinction entre une posture de crainte et une posture de soumission.

Entre chiens, il faut laisser les relations s’établir naturellement, même s’il apparaît quelques altercations, en particulier à l’arrivée d’un chien dans le groupe, au passage à la puberté d’un des chiens du groupe, en période de chaleur d’une femelle ou de gestation ou lors de maladie ou de vieillissement d’un chien. En revanche, ces altercations à proximité du maître seront interdites et après une altercation, il ne faut pas « consoler » celui qui a fait acte de soumission, la hiérarchie entre chien ne concerne qu’eux.

Communication et postures chez le chien : bien comprendre et reproduire le langage « chien »

Le chien communique avec ses congénères et avec ses propriétaire par  le biais de signaux moteurs volontaires (démarches, port de tête…) et involontaires (poil hérissé, pupilles dilatées…).
Les connaître pour mieux les comprendre :

  • L’approche dominante est caractérisée par une démarche lente et assurée, le poitrail en avant, les oreilles dressées pointées vers l’avant, la queue portée haut. Si le chien n’est pas sûr de sa position hiérarchique, le trajet sera plus oblique.

> Quand vous devez sanctionner votre chien, déplacez-vous franchement, sans hésiter pour monter votre position de dominant.

  • Un chien en posture de soumission présente son cou, son ventre ou ses flancs, en position couchée, détourne le regard, s’immobilise et s’éloigne. Il lèche les babines du dominant.

> Attention : un chien qui présente son ventre pour avoir des caresses n’est pas forcément en position de dominé.

  • La menace est un acte agressif : le chien retrousse ses babines, avec ou sans grognements, claque des mâchoires et il fait face en cherchant un affrontement dans les yeux.

> Attention : regarder un chien dans les yeux est un acte de menace.

  • L’invitation au jeu se manifeste par un aplatissement répété des membres antérieurs alternés avec une position rigide dans une cinétique hachée, parfois accompagnés de vocalises.

Connaître toutes ses postures permet de mieux comprendre son chien et de mieux communiquer avec lui. La plupart des troubles du comportement résultent d’une défaillance dans cette communication et d’erreur de compréhension entre le chien et ses maîtres.

Fracture chez le chien : que faire pour l’aider sur le moment ?

La fracture chez le chien est une urgence vétérinaire vraie, car seul un professionnel de la santé canine sera capable de prendre en charge les os cassés de votre toutou pour lui permettre de guérir.

Pour agir correctement en cas de fracture et ne pas aggraver la situation, il est donc important de savoir en reconnaître les symptômes et de connaître les bons gestes à mettre en œuvre pour porter secours à votre toutou.

Le pronostic d’une fracture chez le chien dépend en effet non seulement de la gravité de la blessure, mais aussi de la manière dont elle a été prise en charge et soignée.

Qu’est-ce qu’une fracture ?

Une fracture consiste en une rupture d’un os, les plus souvent concernés étant le tibia et le fémur, mais les fractures pouvant également atteindre le crâne, les côtes, le bassin ou tous les autres os de l’animal.

Les fractures étant le plus souvent causées par des traumatismes différents (deux accidents de la route ne se ressemblent pas), elles sont elles-mêmes toujours uniques.

Les blessures, les dommages osseux et les atteintes des tissus avoisinants peuvent donc différer tout à fait d’une fracture du fémur à une autre, quand bien même les traumatismes à l’origine des deux affections seraient similaires.

Généralement, le degré de gravité d’une fracture dépend de la force de l’impact et de l’os concerné, mais il arrive également qu’un choc léger provoque une fracture sévère, par exemple si l’animal souffre d’une fragilité osseuse.

Enfin, on peut distinguer les fractures simples et les fractures complexes, les premières présentant une rupture nette de l’os, tandis que les secondes correspondent à des ruptures fragmentées.

En cas de choc violent, il est aussi possible qu’une plaie cutanée soit associée à la rupture de l’os et que celui-ci soit visible à l’extérieur du corps du chien, on parle alors de fracture ouverte.

Quels sont les symptômes d’une fracture chez le chien ?

Le plus souvent, c’est le contexte de survenue de l’accident qui fait penser à une fracture osseuse et permet de la distinguer d’une simple entorse.

Un chien qui a été percuté par une voiture à toutes les chances de souffrir de fractures, tandis qu’un animal qui s’est tordu la patte en sautant du canapé sera plus probablement affecté par une entorse.

Un gonflement, une rougeur et des hématomes sont souvent visibles sur les tissus avoisinant un os fracturé.

Dans le cas d’une fracture ouverte, vous pourrez observer une plaie laissant voir l’os brisé, qui peut même ressortir de la plaie de manière spectaculaire.

Le chien va, quant à lui, manifester des signes de vive douleur, ainsi qu’une démarche inhabituelle et/ou une boiterie, surtout si la fracture concerne un os de la patte.

Il peut émettre des cris plaintifs, demeurer prostré ou immobile, de manière à bouger le moins possible pour ne pas réveiller la douleur de sa blessure.

Sous le coup de la douleur et du stress causé par le traumatisme, il peut présenter des difficultés respiratoires qui se manifesteront par un halètement rapide, une hausse du rythme cardiaque et un pouls rapide.

Quelles sont les causes d’une fracture chez le chien ?

Le plus souvent, une fracture survient après un traumatisme : accident de voiture, chute d’un balcon, bagarre violente entre chiens, accident de chasse…

Plus rarement, on peut observer ce qui s’appelle une fracture de stress, affection que l’on retrouve notamment chez le lévrier de course.

Ce type de fracture survient à la suite d’un traumatisme faible, mais répété, qui déclenche une rupture soudaine de l’os, généralement sans signes avant-coureurs.

Enfin, certaines fractures sont d’ordre pathologique et peuvent être causées par des tumeurs ou des infections qui affaiblissent l’os, finissant par entrainer sa rupture.

Comment faire face aux frais vétérinaires en cas de maladie ou accident ?

Pour éviter les frais de santé élevés, je vous conseille vivement de vous pencher sur les assurances pour chiens.

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Comment aider un chien victime de fracture ?

La première chose à faire est d’immobiliser votre animal, afin de réduire sa douleur et d’éviter que la fracture ne s’aggrave par un nouveau déplacement de l’os.

Pour ce faire, commencez par essayer de vous approcher doucement du chien blessé en le rassurant, puis de l’attacher ou de l’enfermer dans un carton ou une caisse de transport pour le conduire aux urgences.

Prenez garde à ne pas vous faire mordre : un chien blessé se montre souvent imprévisible et agressif, ne surestimez donc pas la complicité que vous avez avec votre toutou et considérez-le plutôt comme un animal sauvage.

Soyez prudent, mettez des gants pour vous protéger des morsures et, si votre chien paraît trop agressif, mettez-lui une muselière le temps des soins.

Si la fracture se situe au niveau d’une de ses pattes, vous pouvez l’entourer précautionneusement d’un tissu épais (couverture, serviette) sans comprimer la blessure, afin d’éviter que l’animal ne puisse bouger sa jambe.

Si vous disposez du matériel nécessaire, vous pouvez également réaliser un pansement de Robert Jones de fortune pour stabiliser le membre et limiter le gonflement des tissus mous.

Ceci fait, il faut impérativement conduire l’animal chez un vétérinaire qui sera à même de prendre en charge la blessure et d’étudier l’étendue des dégâts.

En effet, un choc capable de provoquer une fracture et aussi susceptible d’avoir occasionné d’autres atteintes gravissimes à l’intérieur du corps de l’animal.

L’os brisé peut notamment s’être déplacé et avoir perforé un organe voisin, comme ce peut être le cas du poumon lors d’une fracture des côtes.

De plus, seul un vétérinaire sera capable de soigner une fracture, surtout si l’os s’est déplacé et a besoin d’être remis en place.

Une fois votre animal de retour à la maison, il doit être mis au repos complet le temps que sa blessure cicatrise complètement.

Il devra ensuite suivre une période de rééducation, plus ou moins longue selon la gravité de la fracture et l’os atteint.

Comment réaliser un bandage de Robert Jones sur un chien ?

Savoir réaliser un bandage de Robert Jones de fortune pour contenir une fracture simple peut s’avérer très utile pour réduire la douleur de votre toutou et immobiliser sa patte afin que l’os ne puisse plus bouger davantage.

Pour ce faire, il vous faut de la bande adhésive, du coton en rouleau et de la bande de crêpe : des indispensables qui devraient toujours se trouver dans votre trousse de premiers soins canins !

À savoir : en cas de fracture ouverte, n’hésitez pas à asperger généreusement la plaie de Bétadine avant de vous rendre directement chez un vétérinaire : le bandage de Robert Jones n’est pas recommandé dans ce cas.

Les infections osseuses sont en effet extrêmement graves, et les fractures ouvertes permettent aux agents pathogènes d’atteindre facilement la moelle osseuse de votre compagnon à quatre pattes.

Si votre chien présente une plaie au niveau de sa fracture, commencez par réaliser un pansement pour éviter que la blessure ne s’infecte au contact du coton nécessaire pour réaliser ce bandage.

Si aucune blessure n’est apparente, vous pouvez sauter l’étape du pansement et passer directement à l’application du coton.

Le pansement

Commencez par disposer des compresses stériles sur la plaie de manière à couvrir entièrement les lésions.

Passez ensuite une bande de crêpe autour de la patte cassée du chien afin de maintenir la ou les compresses, en partant du bout des doigts du chien et en remontant jusqu’à son jarret (patte arrière) ou son coude (patte avant).

La bande de crêpe doit être posée et non serrée autour de la patte du chien pour ne pas risquer de couper sa circulation sanguine.

La vascularisation de la blessure est en effet particulièrement importante pour permettre une bonne cicatrisation et favoriser la guérison du membre : créer accidentellement un garrot est donc la dernière chose à faire pour aider votre animal !

À chaque nouveau tour, la bande de crêpes doit recouvrir 50 % de la surface posée lors du tour précédent.

Un seul passage suffit : une fois le bandage couvrant la patte de votre chien de haut en bas, il suffit de couper le restant de bande et de coller la fin du bandage sur la bande à l’aide d’une bande adhésive.

Fixez ensuite le bandage en plaçant des bandes adhésives en haut et en bas du pansement, perpendiculairement à la bande de crêpe.

L’adhésif ne doit jamais faire le tour de la patte pour ne pas bloquer la circulation : placez les bandes de haut en bas, en allant de la croupe du chien vers ses orteils et en dépassant de la bande de crêpe de quelques centimètres.

Le coton en rouleau

Ceci fait, prenez le coton en rouleau et déroulez-le de la même manière que la bande de crêpes, en partant des doigts de votre chien et en remontant jusqu’à son coude ou son jarret, voire au-delà.

Contrairement à la bande de crêpe, réalisez autant de passages qu’il le faudra avec le coton pour obtenir une épaisseur uniforme de 4 cm pour un petit chien et de 8 cm pour un gros chien tout le long de la patte cassée.

La couche de coton doit être homogène et parfaitement adaptée à la morphologie de l’animal pour contenir efficacement la blessure.

Finalisez votre bandage de Robert Jones improvisé en passant une nouvelle bande de crêpe par-dessus le coton pour le maintenir en place en comprimant modérément la plaie.

Questions fréquemment posées par les maîtres à propos des fractures chez le chien

Mon chien a une fracture, que faire ?

En cas de fracture, la seule chose à faire est de conduire votre animal chez un vétérinaire qui dispose des compétences et du matériel pour le soigner.

Le vétérinaire sera aussi à même de faire passer différents examens à votre toutou pour s’assurer qu’il ne présente pas d’autres blessures.

La violence d’un choc nécessaire pour causer une fracture est en effet susceptible d’avoir causé des dommages internes à l’organisme de votre chien (hémorragie interne, éclatement de la rate, etc.). Comment savoir si l’os de mon chien est fracturé ?


Dans le cas d’une fracture ouverte, les lésions sont apparentes et il est donc relativement aisé de réaliser un diagnostic.

Les fractures les plus simples sont les plus complexes à déceler, mais vous pouvez cependant observer des signes de douleurs chez l’animal, une boiterie plus ou moins sévère selon le type de fracture, un gonflement, une rougeur et des hématomes au niveau de la zone blessée, voire de la fièvre.

Enfin, le contexte est un indice important : si votre toutou vient de subir un choc brutal, une fracture doit être suspectée, et ce même en l’absence de symptômes immédiats. Quels sont les risques d’une fracture chez le chien ?

Une fracture non soignée risque de s’infecter, et peut entraîner une gangrène ou une septicémie, puis la mort de l’animal.

Dans le cas de fracture mineure, l’os risque davantage de mal se réparer, pouvant handicaper et faire souffrir le chien à vie.

Lorsqu’une fracture est correctement prise en charge et n’est pas associée à d’autres atteintes, le pronostic est bon et la guérison souvent complète.  Comment aider un chien victime de fracture en attendant de l’emmener aux urgences vétérinaires?

En attendant que votre chien soit pris en charge, il est important de le rassurer, de l’immobiliser et d’essayer de réduire sa fracture.

Si votre toutou est de petite taille, installez-le dans un carton ou dans une caisse de transport adaptée à son gabarit.

Rassurez-le, et si sa patte cassée n’est pas trop douloureuse, enroulez-la dans une couverture ou tentez de réaliser un bandage de Robert Jones.

Chez le chien – comme chez l’homme – une fracture est une blessure sérieuse, qui doit être soignée par un professionnel de santé pour ne pas donner lieu à des complications ou laisser des séquelles à vie.

Les premiers soins effectués par le maître peuvent cependant faire la différence : plus vite un chien sera immobilisé, sa plaie désinfectée et sa blessure contenue, plus les soins seront facilités.