POST CLOS – SOCCO VA REJOINDRE LE REFUGE DE 30 MILLIONS D’AMIS AU REFUGE DE LA TUILERIE ****************************************************** SOS IL Y A URGENCE POUR SOCCO QUI NE SUPPORTE PAS LE BOX HELP UNE FAMILLE D ACCUEIL OU ADOPTANT

IL Y A URGENCE

Notre beau SOCCO à été rapatrier de Guadeloupe ou ce dernier avait été trouvé sur la plage ; il n’est pas OK congénère, il est au siège de l’association actuellement en BOX avec un extérieur, mais ne supporte pas de voir les autres chiens de l’association. SOCCO est de ce fait stressé, et nerveux, il rêverait de pouvoir lui aussi être en liberté mais cela n’est hélas pas possible puisqu’il n’est pas ok congénère !

Il tourne en rond dans sa cage, il lui faudrait une famille adoptante ou d’accueil sans autres animaux, ayant déjà eu des chiens. HELP aidez nous a ce que SOCCO puisse retrouver un peut de tranquillité dans une famille qui lui apportera de l’amour et de l’attention.

Merci d’adresser vos demandes : adoptionlesrescapesdesiles@gmail.com

l’association fête ses 1 an !!!

L’association Les Rescapés des îles fête ses 1 an d’existence !

ce sont 111 sauvetages de chiens chats lapins

33 animaux accueillis en FA au siège afin d’aider d’autres associations.

Beaucoup de rencontres, d’émotions, de joies, de bonheurs…

Tout cela n’aurait pas été possible sans vous, les adoptants, les donateurs, nos merveilleuses Familles d’accueils, nos bénévoles…

en 1 an nous avons également réussi a obtenir 2 associations partenaires

  • Guadeloupe Animaux qui est sur Marie Galante
  • Association Gueules d’amour Protection animale Mayotte qui est sur Mayotte

Nous les remercions de nous avoir accordés leurs confiances!

1 an de bonheur pour nos petits protégés encore une fois MERCI à vous tous !

Pour rappel notre association est à but non lucratif régie par la loi 1901, L’Association ne bénéficie à ce jour d’aucune subvention et finance la prise en charge des animaux par les dons versés par des particuliers. Reconnue d’intérêt général, elle peut à ce titre délivrer des reçus fiscaux à hauteur des dons octroyés (décision de la Direction Régionale des Finances Publiques de la Réunion du 5 septembre 2016), donnant droit à une exonération fiscale de l’ordre de 66 %.

POUR CEUX QUI ONT SUIVIS LES MÉSAVENTURES DE NOTRE SIA…

La belle va mieux après sa fracture et son opération, après deux semaines passé en cage sans bouger, la belle a pu retirer sa collerette et ses fil, encore 15 jours de repos avant une radio de contrôle, merci a tous ceux qui nous on soutenu, encore 15 jours au calme, sortie autorisé en laisse courte uniquement avant de pouvoir reprendre une vie normale !

FRET DU 09/07/2021 mayotte // paris cdg

Ca y est le refuge de Mayotte est vide… tous les animaux sont sauvés et en sécurités !

Merci a la SPA de BELFORT et à l’Association Prends moi la Patte d’avoir répondu présent tout comme nous pour accueillir ces rescapés !

Nos petits rescapés des iles adoptés sur les mois de juillet et aout

POST CLOS ils ont trouvés une famille!

SAMY chaton Guadeloupéen de 4/5 mois actuellement en famille d’accueil sur Aulnay sous bois attend toujours sa famille pour la vie. adopté

SNOW chaton d’environ 4 mois actuellement en famille d ‘accueil sur Tremblay en france réservé

Shadow, femelle malinoise de 8 semaines à l’adoption actuellement en famille d’accueil a Tremblay en france Adoptée

HARRY chaton d’environ 3 mois, récupéré chez notre vétérinaire partenaire afin de lui éviter la fourrière actuellement en famille d ‘accueil sur Tremblay en france Adopté

post clos toby a trouvé sa famille –

Nous vous présentons TOBY superbe chiot malinois élevé avec enfant et autres chiens, très beau loulou non pris en charge sous notre association chien de propriétaire dont la chienne à eu une portée de 12 chiots ; il ne reste que TOBY qui recherche sa famille pour la vie, actuellement en Seine Saint Denis ; si ce beau loulou vous intéresse merci de m’envoyer un mail afin que je vous mette en relation avec la propriétaire. Des frais d’adoption de 400€ seront demandé.

La propriétaire se réserve le choix d’accepter ou pas les demandes d’adoptions

l’adoption doit être un acte réfléchit ; pas sérieux s’abstenir.

contact : ame93410@gmail.com

Mon chien aboie, que faire ?

Source de bien des conflits, les aboiements intempestifs des chiens peuvent poser des problèmes sérieux de voisinage ou parfois devenir tellement insupportables que de nombreux chiens se voient abandonnés à cause de cela. Avant d’en arriver à de telles extrémités, des solutions existent peut être !
Mode de communication tout à fait normal pour votre compagnon, il faut parfois lui faire comprendre qu’il ne faut pas pour autant en abuser.

Pourquoi aboie-t-il ?

Le chien aboie pour vous communiquer une information, il a quelque chose à vous « dire » !

  • Il est joyeux. Il aboie lorsque vous rentrez, lorsqu’il joue.
  • Il s’ennuie. Certains animaux n’aboient que lorsqu’ils se retrouvent seuls, et le stress engendré par la solitude se manifeste par un aboiement comme un appel ou une façon de se rassurer.
  • Quelque chose d’anormal se passe (un visiteur arrive, quelqu’un passe devant chez vous, un bruit anormal se fait entendre…). L’animal joue alors son rôle de gardien pour vous prévenir d’un danger ou d’une anomalie.
  • Il veut se faire remarquer. Il vous réclame une ballade, veut sortir, veut manger… Son aboiement a alors pour but d’attirer votre attention afin que vous répondiez à sa demande.
  • Il a peur. L’aboiement est une façon de se rassurer ; là aussi cela est lié à une anxiété ou un stress dont il sera important de déceler la cause.

Il est à noter que certaines races sont prédisposées à aboyer pour la moindre raison.

Que faire ?

La « maitrise  » de l’aboiement fait partie de l’éducation du jeune chiot, il faut lui faire comprendre très tôt à quels moments cela lui est autorisé.

  • Il est joyeux, on n’a pas vraiment envie de l’empêcher d’être heureux, mais essayer de répondre à ses sollicitations, de continuer à jouer par exemple lorsqu’il se calme et cesse ses vocalises. On pourra ainsi limiter ses ébats bruyants.
  • Il s’ennuie. Les chiens de compagnie sont devenus des animaux très sociables pour qui le fait de rester seul n’est plus normal. Il faut donc lui apprendre à très calme lorsque vous n’êtes pas là. Certains animaux, si on les empêche d’aboyer vont manifester le stress de la solitude d’une autre façon (destruction, automutilation, saleté…). Il vaut donc mieux l’habituer à rester seul en lui faisant comprendre que cela n’est  en rien source de stress. Ne faîtes pas de vos départs et de vos arrivées des moments ritualisés et faîtes comme si de rien était. En effet, en insistant sur votre absence (gros câlins, discours à n’en plus finir, fête au retour…), vous lui faites encore plus appréhender celle-ci comme un stress et l’angoisse montera en lui avant même que vous ne soyez parti. Habituez-le à des absences de plus en plus longues sans faire attention à lui ni au départ ni au retour. Elles deviendront ainsi une partie de sa journée qui n’aura pas plus d’importance et il restera calme.
  • Il vous alerte. C’est un peu son travail, et cela vous permet de voir si quelque chose d’anormal se produit. Mais si cela devient trop répété et que la moindre chose le fait aboyer, alors il faudra essayer quelques moyens de dissuasion (voir plus loin).
  • Il veut se faire remarquer. Cette fois, c’est peut-être nous qui sommes en tort, et votre animal a vraiment besoin de quelque chose. Si encore il le fait trop souvent, envoyez-le à sa place, ou utiliser d’autres moyens de dissuasion.

Certaines solutions existent donc lorsque l’éducation ou votre comportement n’arrive pas à venir à bout de notre aboyeur. Mais elles sont à utiliser seulement si vos ordres sont restés sans réponse, car elles ne permettent pas de résoudre le problème à la base, c’est à dire par sa cause.

  • Le collier anti-aboiement : lorsque les cordes vocales vibrent, les électrodes en contact avec le cou de l’animal entraînent une réaction : spray d’air ou de produit odorant, petite décharge électrique. Cela détourne l’attention de l’animal et le fait cesser d’aboyer car il essaye d’éviter cette situation désagréable. Cela joue vraiment le rôle d’une sanction qui intervient dès que la faute (l’aboiement) est commise. Malheureusement, certains chiens s’y habituent ou sont tellement traumatisés qu’on ne peut leur laisser. Son emploi est donc à utiliser avec précaution et au départ sous surveillance.
  • Mettre la radio. Cela permet de faire un bruit de présence humaine, qui peut être très efficace lorsque l’animal s’ennuie.
  • Jet, pistolet à eau. Cela peut être utilisé comme moyen de sanction dès que l’animal aboie. Mais certains chiens s’en amusent, et il faut savoir viser !

Le chien doit aboyer, c’est normal, cela fait aussi partie de sa condition. Il faut simplement lui apprendre à le faire de façon raisonnée, et cela comme beaucoup d’autres choses se fait par l’éducation, dès le plus jeune âge, et il ne faut pas laisser les choses s’installer jusqu’à devenir insupportables. Lorsque l’animal aboie, donnez-lui un ordre ferme et court, et récompensez- le (caresse, friandise) dès qu’il vous obéit. Avec le temps, cela fera partie des ordres appris pendant son éducation.

Pathologie comportementale du chien Partie 2 : les principaux troubles du comportement de l’adulte

Les troubles de l’adulte sont dominés par les troubles de l’attachement et les troubles de la hiérarchie. Ils résultent souvent d’une méconnaissance de la communication entre les maîtres et leur chien et d’erreurs au cours de l’éducation.

« Mon chien ne supporte pas d’être tout seul »

En votre absence, votre chien fait plein de bêtises : il mange les canapés et les pieds de table, il aboie beaucoup et les voisins s’en plaignent, il fait ses besoins partout dans la maison. Votre chien souffre d’une maladie comportementale appelée « l’anxiété de séparation ».

Origine de la maladie

Dans la nature, le chiot qui grandit et devient pubère se détache brutalement de sa mère et adopte un comportement d’adulte. À la maison, une trop forte liaison affective entre le chien et son propriétaire entretient cet attachement et empêche le chiot de devenir adulte ; cette situation est particulièrement anxieuse, la séparation avec le maître étant à chaque fois un déchirement, comme s’il perdait sa mère et est à l’origine des manifestations gênantes.

Cet attachement est renforcé par l’instauration, inconsciente, de rituels : quand le maître s’en va, il dit au chien de bien rester sage et que « papa/maman va revenir », il le caresse avec une mine toute triste, il lui laisse de la musique… À son retour, le chien lui fait une fête phénoménale et le maître accorde 1000 caresses, renforçant et félicitant inconsciemment le fait que le chien a eu peur et a été malheureux tout le temps de son absence. Ces rituels entretiennent le cercle vicieux de l’attachement.

Description de la maladie

Les comportements gênants n’ont lieu qu’en l’absence du maître, le chien étant par ailleurs un compagnon sensationnel. Ils sont le reflet d’une anxiété majeure en l’absence de la personne d’attachement qu’il considère comme sa mère : urines et selles émises en n’importe quel endroit de la maison, recherche buccale du maître et destructions (d’objets appartenant ou ayant été en contact avec le maître), vocalises de détresse (pleurs, gémissements).

Ce lien d’attachement est créé avec une seule personne du groupe familial ; le chien présente toujours des comportements infantiles et n’a toujours pas eu ses chaleurs pour les femelles.

Ces mêmes symptômes se retrouvent dans une autre maladie comportementale qui s’appelle l’hyper attachement secondaire et qui arrive chez l’adulte, suite à un traumatisme ponctuel ou une forte modification de l’environnement familial du chien (passage en refuge, perte du maître…).

Pronostic

Le pronostic est généralement très bon une fois que la cause de la maladie a été identifiée et comprise par les propriétaires.

Traitement

La thérapie de détachement, dont les éléments seront choisis par le vétérinaire en fonction de votre chien et du contexte familial, permet de créer, enfin, le détachement naturel du chiot vis-à-vis de sa mère pour créer un attachement global à l’ensemble des membres de la famille. Les symptômes seront réduits par l’utilisation de médicaments ciblés.

Prévention

Dès l’arrivée du chiot, les maîtres doivent instaurer des zones dans la maison réservées où le chiot est interdit de séjour, ce qui lui permet d’apprendre à gérer la séparation au quotidien. Le chiot est laissé seul régulièrement, sur de petites périodes au départ, sans que les maîtres n’instaurent ces rituels de départ et de retour qui entretiennent le stress.

« Mon chien est dominant »

Depuis la puberté, votre chien a un comportement destructeur, a tendance à aboyer, pratique des chevauchements et commence à se montrer agressif lorsqu’on fait quelque chose qui lui déplaît : si on retire sa gamelle, si on veut le déplacer, si on veut le brosser,…

Votre chien est en train de développer une sociopathie c’est-à-dire un trouble du comportement dans lequel l’organisation du groupe social est altérée avec une perte des repères hiérarchiques.

Origine de la maladie

Le chien est un animal social dont la vie en groupe est structurée par la hiérarchie. L’insertion hiérarchique se réalise à la puberté. Une situation ambiguë du chien au sein du groupe et l’attribution de certaines prérogatives (=avantages) de dominant, souvent par méconnaissance des règles de vie canine, poussent le chien à en vouloir davantage et à manifester des comportements gênants.

Les prérogatives de dominant concernent trois domaines :

  • L’alimentation: il faut s’imaginer que le chien, même en famille, se considère en meute. Lorsque les chiens ont chassé en meute, le gibier étant à terre, les chiens dominants viennent se délecter des meilleurs morceaux, alors que les dominés sont autour et regardent la scène. Une fois les dominants repus, les dominés se précipitent, en dehors de la vue des dominants pour se remplir le ventre. À la maison, nous sommes les dominants : nous mangeons donc lentement, avant notre chien qui, lui, reste à l’écart et regarde sans réclamer. C’est à l’issue de notre repas que sa gamelle sera distribuée et qu’il la mangera en notre absence, rapidement.
  • L’espace : les chiens dominants sont sur les buttes et ils surveillent le territoire pour protéger les dominés. À la maison, ce sont les maîtres qui surveillent le territoire, pas le chien. Il doit donc avoir un lieu de couchage duquel il ne peut surveiller les allées et venues de chacun.
  • Les contacts : les contacts sont toujours à l’initiative des dominants. Ce n’est pas votre chien qui vient vous réclamer des caresses, c’est vous qui lui demandez de venir. Les chevauchements sont des marques de domination que votre chien ne doit pas réaliser en votre présence.

> Un chien dominant est heureux mais ce statut est incompatible (voire dangereux) avec la vie en famille. Un chien qui voudrait être dominant est un chien malheureux car toujours en conflit avec la famille. Un chien dominé est un chien heureux car son statut hiérarchique est identifié et stable.
> Le statut dominant/dominé n’est pas « universel » : votre chien peut être dominant dans un groupe (de chiens) et dominé à la maison.

Description de la maladie

Le chien qui souffre d’une sociopathie détruit, le plus souvent les issues et aboie (surtout au moment du départ) en l’absence de ses maîtres. Il fait généralement ses besoins en hauteur et en évidence et manifeste des comportements de « surveillance » (le chien vous suit partout). Les femelles font des grossesses nerveuses à répétition. Le chien, mâle ou femelle, pratique des chevauchements devant ses maîtres. Des agressions apparaissent, autour de la gamelle, pour recevoir des friandises à table, pour contrôler l’espace ou les contacts (grognements pour interrompre les caresses). Dans certains cas, le chien grogne lorsque le couple de propriétaires se rapproche.

Avec le temps, le chien devient de plus en plus agressif.

Pronostic

Le pronostic de la sociopathie dépend du stade de l’évolution de la maladie, de la présence d’agression, de la taille du chien (chihuahua ou Saint Bernard, l’application de la thérapie ne sera pas la même) et  de la composition (présence d’enfants) et des capacités réactives de la famille. Il est le plus souvent favorable si la thérapie est correctement appliquée.

Traitement

À l’issue de la consultation comportementale, au vu des symptômes de votre chien, de ses caractéristiques, des caractéristiques de la famille, il vous sera proposé de mettre en place un traitement médical associé à une thérapie comportementale.

Cette thérapie comportementale repose sur la régression sociale dirigée  qui permet au chien de retrouver une place de dominé, stable, au sein de la famille.

La fiche véto sur l’Education du chiot énonce les bonnes pratiques à mettre en place dès l’arrivée du chiot à la maison pour éviter l’apparition de ces troubles du comportement.

 FaireNe pas faire ou ne pas laisser faire
RepasLe chien est nourri après les maîtres, isolé, en 20 minutes. Le chien est nourri 1h00 avant les maitres. Le chien est nourri dehors.Le chien réclame et obtient à table. Le chien mange à volonté. Regarder le chien manger.
ContactLes contacts sont à l’initiative des maîtres : vous demandez à votre chien de venir faire des caresses et vous les stoppez, ce n’est pas le chien qui s’en va.Le chien demande et obtient des caresses. Le chien a l’initiative des jeux : il apporte sa balle. Le chien s’approprie certains objets.
ReproductionLa reproduction des dominés se fait hors de la vue des dominants.Le chien chevauche les jambes, les coussins, les montants du canapé…
EspaceLe panier du chien est dans un endroit où il ne peut pas surveiller les allées et venues. Le chien reste seul à la maison de temps en temps.Le chien vous suit partout, dans chacun de vos déplacements, au travail, en vacances et ne reste jamais seul.

Pathologie comportementale du chien Partie 1 : les principaux troubles comportementaux du développement

Les troubles du développement chez le chien sont dus à des erreurs au cours de l’élevage et/ou de l’éducation. Les connaître permet de prévenir l’apparition de ces troubles qui peuvent être très handicapants pour la vie au quotidien avec votre animal.

« Mon chiot est complètement inhibé et a peur de tout »

Votre chiot a peur de tout, est incapable de sortir dans la rue, a peur des personnes étrangères ou de certaines catégories d’humains et est malpropre : ce sont les principaux signes d’une maladie comportementale qui s’appelle le syndrome de privation.

Origine de la maladie

Cette maladie se déclare chez des chiots élevés dans des milieux hypostimulants, c’est-à-dire dans lesquels ils n’ont pas rencontré les éléments et les événements de la vie du quotidien. Ce sont des chiots qui ont grandi dans des élevages de mauvaise qualité, en cave ou dans le fond d’une grange, sans aucun autre contact avec l’humain que l’apport de la gamelle quotidienne à la mère, sans être sortis de leur box, sans parfois ne serait-ce qu’avoir vu la lumière du jour.

Une fois à la maison, ils sont confrontés à toute une série d’informations qui leur sont totalement inconnues donc hostiles : les bruits du quotidien, les hommes ou les enfants, le bruit de l’aspirateur, le bruit des voitures, le claquement d’une porte, la sonnerie du téléphone…

Description de la maladie

Les signes apparaissent dès les premiers jours qui suivent l’arrivée du chiot. Pour les cas les moins graves, le chiot présente des peurs vis-à-vis d’éléments identifiables : peur des hommes par exemple pour les chiots qui ont été élevés par une femme ou peur de certains bruits qu’ils n’ont jamais entendus auparavant (aspirateur, cocotte-minute, lave-linge, voiture…). Ces peurs se transforment rapidement en agressions qui peuvent entraîner des morsures violentes si le chien se sent acculé, dans l’impossibilité de fuir ce qui lui fait peur.

Dans les cas plus avancés, le chiot est très inhibé, n’accepte de manger que la nuit et ne supporte aucun changement dans son mode de vie.

Des situations dramatiques se rencontrent chez des chiots complètement dépressifs, présentant de graves troubles du sommeil, de la malpropreté sur le lieu de couchage et une inhibition totale du comportement.

> Par peur, ces chiens sont dangereux car ils ne contrôlent alors plus la morsure.

Evolution et pronostic de la maladie

Plus le trouble est identifié rapidement et plus les chances de récupérer sont bonnes :

– Un chiot de 2 mois, dans une famille stable et patiente et un milieu suffisamment stimulant peut récupérer.
– A partir de 4 mois, une bonne amélioration peut être attendue mais des séquelles persistent.
– Après la puberté, il ne faut s’attendre qu’à quelques améliorations.

Le pronostic dépend aussi de la présence d’agressions qui sont dangereuses, en particulier pour les peurs vis-à-vis de l’humain.

Le traitement de ces chiens est long et demande un effort important en termes de temps et de coût.

« Mon chien est complètement excité et rien ne l’arrête »

L’agitation, l’excitation et l’incapacité à arrêter un comportement ou une activité  sont les principaux signes de la deuxième maladie induite par des erreurs d’élevage et de développement : le syndrome d’hypersensibilité/hyperactivité.

Description de la maladie

Les premières descriptions des propriétaires de ces chiens « tout fous » concernent les destructions : elles sont importantes, en présence ou en absence des maîtres, dès le plus jeune âge et touchent les objets de la maison, les fleurs du jardin, les murs, les objets qui traînent… Il n’est pas rare que le chien avale ce qu’il détruit, parfois jusqu’à l’occlusion intestinale. Ces destructions sont souvent accompagnées d’agitation et le chien est décrit comme nerveux, en permanente activité. Ces chiots dorment peu et sont toujours sur le qui-vive. Il est souvent difficile d’apprendre à ces chiens les rudiments de l’éducation. Enfin, ces chiots mordillent de façon incontrôlée et peuvent se révéler avec le temps agressifs.

Origine de la maladie

Cette maladie résulte d’un élevage en milieu hypostimulant (chenil, magasins, cave…) et une absence de sanction lorsque le chiot mordille : il s’agit de chiots orphelins, séparés trop tôt de la mère ou de propriétaires négligents sur ce point d’éducation. C’est entre la 5ème  et la 7ème semaine de vie que cette capacité d’adaptation du chiot se met en place, par un apprentissage des éléments et des événements de la vie et un apprentissage des autocontrôles. Au-delà de cet âge, les capacités d’apprentissage sont bien moindres et ce qui n’a pas été acquis ne le sera que très difficilement par la suite.

Evolution et pronostic de la maladie

Le pronostic dépend de l’âge au début du traitement et de l’importance des symptômes, du gabarit du chien, de son mode de vie et de la motivation des propriétaires :

– En l’absence de traitement, l’évolution se fait vers l’hyperagressivité (morsure d’emblée sans grognements annonciateurs) vers l’âge de 2 à 3 ans.
– Traité avant la puberté, dans les cas peu évolués, une nette amélioration peut être obtenue.
– Pour les stades avancés, les animaux ne guériront jamais et motiveront bien souvent l’euthanasie.

Dans certains cas les deux types de troubles du comportement peuvent coexister, ce qui complique encore la prise en charge.

Comment soigner et prévenir les troubles du développement

Le traitement s’envisage sur une période longue pouvant aller jusqu’à un an (voire plus), il comprend des mesures de thérapie comportementale et l’administration de médicaments pour diminuer l’intensité des réponses émotionnelles et faciliter la mise en place de la thérapie comportementale.

Le plan de traitement, les médicaments et la thérapie, sont adaptés à chaque chien, en fonction de ses symptômes précis et des possibilités de la famille : il est mis en place dans le cadre d’une consultation spécialisée de comportement.

L’idéal serait de visiter l’élevage ou le lieu de naissance du chiot avant son adoption, sans prévenir, pour se rendre compte du milieu de vie réelle du chiot. Après l’adoption, il faut sortir le chiot le plus possible (même si toutes les vaccinations ne sont pas faites) et favoriser un lien d’attachement apaisant et une communication correcte au sein de la famille.

La fiche véto sur l’Education du chiot énonce les bonnes pratiques à mettre en place dès l’arrivée du chiot à la maison pour éviter l’apparition de ces maladies du comportement.