POUR CEUX QUI ONT SUIVIS LES MÉSAVENTURES DE NOTRE SIA…

La belle va mieux après sa fracture et son opération, après deux semaines passé en cage sans bouger, la belle a pu retirer sa collerette et ses fil, encore 15 jours de repos avant une radio de contrôle, merci a tous ceux qui nous on soutenu, encore 15 jours au calme, sortie autorisé en laisse courte uniquement avant de pouvoir reprendre une vie normale !

FRET DU 09/07/2021 mayotte // paris cdg

Ca y est le refuge de Mayotte est vide… tous les animaux sont sauvés et en sécurités !

Merci a la SPA de BELFORT et à l’Association Prends moi la Patte d’avoir répondu présent tout comme nous pour accueillir ces rescapés !

Nos petits rescapés des iles qui n’ont pas encore trouvé de famille

SAMY chaton Guadeloupéen de 4/5 mois actuellement en famille d’accueil sur Aulnay sous bois attend toujours sa famille pour la vie.

SNOW chaton d’environ 4 mois actuellement en famille d ‘accueil sur Tremblay en france (réservé si ses propriétaires ne se manifeste pas après le délai légal des 8 jours)

Shadow, femelle malinoise de 8 semaines à l’adoption actuellement en famille d’accueil a Tremblay en france (réservé en cours d ‘adoption)

HARRY chaton d’environ 3 mois, récupéré chez notre vétérinaire partenaire afin de lui éviter la fourrière actuellement en famille d ‘accueil sur Tremblay en france

A l’adoption toby chiot de propriétaire

Nous vous présentons TOBY superbe chiot malinois élevé avec enfant et autres chiens, très beau loulou non pris en charge sous notre association chien de propriétaire dont la chienne à eu une portée de 12 chiots ; il ne reste que TOBY qui recherche sa famille pour la vie, actuellement en Seine Saint Denis ; si ce beau loulou vous intéresse merci de m’envoyer un mail afin que je vous mette en relation avec la propriétaire. Des frais d’adoption de 400€ seront demandé.

La propriétaire se réserve le choix d’accepter ou pas les demandes d’adoptions

l’adoption doit être un acte réfléchit ; pas sérieux s’abstenir.

contact : ame93410@gmail.com

Mon chien aboie, que faire ?

Source de bien des conflits, les aboiements intempestifs des chiens peuvent poser des problèmes sérieux de voisinage ou parfois devenir tellement insupportables que de nombreux chiens se voient abandonnés à cause de cela. Avant d’en arriver à de telles extrémités, des solutions existent peut être !
Mode de communication tout à fait normal pour votre compagnon, il faut parfois lui faire comprendre qu’il ne faut pas pour autant en abuser.

Pourquoi aboie-t-il ?

Le chien aboie pour vous communiquer une information, il a quelque chose à vous « dire » !

  • Il est joyeux. Il aboie lorsque vous rentrez, lorsqu’il joue.
  • Il s’ennuie. Certains animaux n’aboient que lorsqu’ils se retrouvent seuls, et le stress engendré par la solitude se manifeste par un aboiement comme un appel ou une façon de se rassurer.
  • Quelque chose d’anormal se passe (un visiteur arrive, quelqu’un passe devant chez vous, un bruit anormal se fait entendre…). L’animal joue alors son rôle de gardien pour vous prévenir d’un danger ou d’une anomalie.
  • Il veut se faire remarquer. Il vous réclame une ballade, veut sortir, veut manger… Son aboiement a alors pour but d’attirer votre attention afin que vous répondiez à sa demande.
  • Il a peur. L’aboiement est une façon de se rassurer ; là aussi cela est lié à une anxiété ou un stress dont il sera important de déceler la cause.

Il est à noter que certaines races sont prédisposées à aboyer pour la moindre raison.

Que faire ?

La « maitrise  » de l’aboiement fait partie de l’éducation du jeune chiot, il faut lui faire comprendre très tôt à quels moments cela lui est autorisé.

  • Il est joyeux, on n’a pas vraiment envie de l’empêcher d’être heureux, mais essayer de répondre à ses sollicitations, de continuer à jouer par exemple lorsqu’il se calme et cesse ses vocalises. On pourra ainsi limiter ses ébats bruyants.
  • Il s’ennuie. Les chiens de compagnie sont devenus des animaux très sociables pour qui le fait de rester seul n’est plus normal. Il faut donc lui apprendre à très calme lorsque vous n’êtes pas là. Certains animaux, si on les empêche d’aboyer vont manifester le stress de la solitude d’une autre façon (destruction, automutilation, saleté…). Il vaut donc mieux l’habituer à rester seul en lui faisant comprendre que cela n’est  en rien source de stress. Ne faîtes pas de vos départs et de vos arrivées des moments ritualisés et faîtes comme si de rien était. En effet, en insistant sur votre absence (gros câlins, discours à n’en plus finir, fête au retour…), vous lui faites encore plus appréhender celle-ci comme un stress et l’angoisse montera en lui avant même que vous ne soyez parti. Habituez-le à des absences de plus en plus longues sans faire attention à lui ni au départ ni au retour. Elles deviendront ainsi une partie de sa journée qui n’aura pas plus d’importance et il restera calme.
  • Il vous alerte. C’est un peu son travail, et cela vous permet de voir si quelque chose d’anormal se produit. Mais si cela devient trop répété et que la moindre chose le fait aboyer, alors il faudra essayer quelques moyens de dissuasion (voir plus loin).
  • Il veut se faire remarquer. Cette fois, c’est peut-être nous qui sommes en tort, et votre animal a vraiment besoin de quelque chose. Si encore il le fait trop souvent, envoyez-le à sa place, ou utiliser d’autres moyens de dissuasion.

Certaines solutions existent donc lorsque l’éducation ou votre comportement n’arrive pas à venir à bout de notre aboyeur. Mais elles sont à utiliser seulement si vos ordres sont restés sans réponse, car elles ne permettent pas de résoudre le problème à la base, c’est à dire par sa cause.

  • Le collier anti-aboiement : lorsque les cordes vocales vibrent, les électrodes en contact avec le cou de l’animal entraînent une réaction : spray d’air ou de produit odorant, petite décharge électrique. Cela détourne l’attention de l’animal et le fait cesser d’aboyer car il essaye d’éviter cette situation désagréable. Cela joue vraiment le rôle d’une sanction qui intervient dès que la faute (l’aboiement) est commise. Malheureusement, certains chiens s’y habituent ou sont tellement traumatisés qu’on ne peut leur laisser. Son emploi est donc à utiliser avec précaution et au départ sous surveillance.
  • Mettre la radio. Cela permet de faire un bruit de présence humaine, qui peut être très efficace lorsque l’animal s’ennuie.
  • Jet, pistolet à eau. Cela peut être utilisé comme moyen de sanction dès que l’animal aboie. Mais certains chiens s’en amusent, et il faut savoir viser !

Le chien doit aboyer, c’est normal, cela fait aussi partie de sa condition. Il faut simplement lui apprendre à le faire de façon raisonnée, et cela comme beaucoup d’autres choses se fait par l’éducation, dès le plus jeune âge, et il ne faut pas laisser les choses s’installer jusqu’à devenir insupportables. Lorsque l’animal aboie, donnez-lui un ordre ferme et court, et récompensez- le (caresse, friandise) dès qu’il vous obéit. Avec le temps, cela fera partie des ordres appris pendant son éducation.

Pathologie comportementale du chien Partie 2 : les principaux troubles du comportement de l’adulte

Les troubles de l’adulte sont dominés par les troubles de l’attachement et les troubles de la hiérarchie. Ils résultent souvent d’une méconnaissance de la communication entre les maîtres et leur chien et d’erreurs au cours de l’éducation.

« Mon chien ne supporte pas d’être tout seul »

En votre absence, votre chien fait plein de bêtises : il mange les canapés et les pieds de table, il aboie beaucoup et les voisins s’en plaignent, il fait ses besoins partout dans la maison. Votre chien souffre d’une maladie comportementale appelée « l’anxiété de séparation ».

Origine de la maladie

Dans la nature, le chiot qui grandit et devient pubère se détache brutalement de sa mère et adopte un comportement d’adulte. À la maison, une trop forte liaison affective entre le chien et son propriétaire entretient cet attachement et empêche le chiot de devenir adulte ; cette situation est particulièrement anxieuse, la séparation avec le maître étant à chaque fois un déchirement, comme s’il perdait sa mère et est à l’origine des manifestations gênantes.

Cet attachement est renforcé par l’instauration, inconsciente, de rituels : quand le maître s’en va, il dit au chien de bien rester sage et que « papa/maman va revenir », il le caresse avec une mine toute triste, il lui laisse de la musique… À son retour, le chien lui fait une fête phénoménale et le maître accorde 1000 caresses, renforçant et félicitant inconsciemment le fait que le chien a eu peur et a été malheureux tout le temps de son absence. Ces rituels entretiennent le cercle vicieux de l’attachement.

Description de la maladie

Les comportements gênants n’ont lieu qu’en l’absence du maître, le chien étant par ailleurs un compagnon sensationnel. Ils sont le reflet d’une anxiété majeure en l’absence de la personne d’attachement qu’il considère comme sa mère : urines et selles émises en n’importe quel endroit de la maison, recherche buccale du maître et destructions (d’objets appartenant ou ayant été en contact avec le maître), vocalises de détresse (pleurs, gémissements).

Ce lien d’attachement est créé avec une seule personne du groupe familial ; le chien présente toujours des comportements infantiles et n’a toujours pas eu ses chaleurs pour les femelles.

Ces mêmes symptômes se retrouvent dans une autre maladie comportementale qui s’appelle l’hyper attachement secondaire et qui arrive chez l’adulte, suite à un traumatisme ponctuel ou une forte modification de l’environnement familial du chien (passage en refuge, perte du maître…).

Pronostic

Le pronostic est généralement très bon une fois que la cause de la maladie a été identifiée et comprise par les propriétaires.

Traitement

La thérapie de détachement, dont les éléments seront choisis par le vétérinaire en fonction de votre chien et du contexte familial, permet de créer, enfin, le détachement naturel du chiot vis-à-vis de sa mère pour créer un attachement global à l’ensemble des membres de la famille. Les symptômes seront réduits par l’utilisation de médicaments ciblés.

Prévention

Dès l’arrivée du chiot, les maîtres doivent instaurer des zones dans la maison réservées où le chiot est interdit de séjour, ce qui lui permet d’apprendre à gérer la séparation au quotidien. Le chiot est laissé seul régulièrement, sur de petites périodes au départ, sans que les maîtres n’instaurent ces rituels de départ et de retour qui entretiennent le stress.

« Mon chien est dominant »

Depuis la puberté, votre chien a un comportement destructeur, a tendance à aboyer, pratique des chevauchements et commence à se montrer agressif lorsqu’on fait quelque chose qui lui déplaît : si on retire sa gamelle, si on veut le déplacer, si on veut le brosser,…

Votre chien est en train de développer une sociopathie c’est-à-dire un trouble du comportement dans lequel l’organisation du groupe social est altérée avec une perte des repères hiérarchiques.

Origine de la maladie

Le chien est un animal social dont la vie en groupe est structurée par la hiérarchie. L’insertion hiérarchique se réalise à la puberté. Une situation ambiguë du chien au sein du groupe et l’attribution de certaines prérogatives (=avantages) de dominant, souvent par méconnaissance des règles de vie canine, poussent le chien à en vouloir davantage et à manifester des comportements gênants.

Les prérogatives de dominant concernent trois domaines :

  • L’alimentation: il faut s’imaginer que le chien, même en famille, se considère en meute. Lorsque les chiens ont chassé en meute, le gibier étant à terre, les chiens dominants viennent se délecter des meilleurs morceaux, alors que les dominés sont autour et regardent la scène. Une fois les dominants repus, les dominés se précipitent, en dehors de la vue des dominants pour se remplir le ventre. À la maison, nous sommes les dominants : nous mangeons donc lentement, avant notre chien qui, lui, reste à l’écart et regarde sans réclamer. C’est à l’issue de notre repas que sa gamelle sera distribuée et qu’il la mangera en notre absence, rapidement.
  • L’espace : les chiens dominants sont sur les buttes et ils surveillent le territoire pour protéger les dominés. À la maison, ce sont les maîtres qui surveillent le territoire, pas le chien. Il doit donc avoir un lieu de couchage duquel il ne peut surveiller les allées et venues de chacun.
  • Les contacts : les contacts sont toujours à l’initiative des dominants. Ce n’est pas votre chien qui vient vous réclamer des caresses, c’est vous qui lui demandez de venir. Les chevauchements sont des marques de domination que votre chien ne doit pas réaliser en votre présence.

> Un chien dominant est heureux mais ce statut est incompatible (voire dangereux) avec la vie en famille. Un chien qui voudrait être dominant est un chien malheureux car toujours en conflit avec la famille. Un chien dominé est un chien heureux car son statut hiérarchique est identifié et stable.
> Le statut dominant/dominé n’est pas « universel » : votre chien peut être dominant dans un groupe (de chiens) et dominé à la maison.

Description de la maladie

Le chien qui souffre d’une sociopathie détruit, le plus souvent les issues et aboie (surtout au moment du départ) en l’absence de ses maîtres. Il fait généralement ses besoins en hauteur et en évidence et manifeste des comportements de « surveillance » (le chien vous suit partout). Les femelles font des grossesses nerveuses à répétition. Le chien, mâle ou femelle, pratique des chevauchements devant ses maîtres. Des agressions apparaissent, autour de la gamelle, pour recevoir des friandises à table, pour contrôler l’espace ou les contacts (grognements pour interrompre les caresses). Dans certains cas, le chien grogne lorsque le couple de propriétaires se rapproche.

Avec le temps, le chien devient de plus en plus agressif.

Pronostic

Le pronostic de la sociopathie dépend du stade de l’évolution de la maladie, de la présence d’agression, de la taille du chien (chihuahua ou Saint Bernard, l’application de la thérapie ne sera pas la même) et  de la composition (présence d’enfants) et des capacités réactives de la famille. Il est le plus souvent favorable si la thérapie est correctement appliquée.

Traitement

À l’issue de la consultation comportementale, au vu des symptômes de votre chien, de ses caractéristiques, des caractéristiques de la famille, il vous sera proposé de mettre en place un traitement médical associé à une thérapie comportementale.

Cette thérapie comportementale repose sur la régression sociale dirigée  qui permet au chien de retrouver une place de dominé, stable, au sein de la famille.

La fiche véto sur l’Education du chiot énonce les bonnes pratiques à mettre en place dès l’arrivée du chiot à la maison pour éviter l’apparition de ces troubles du comportement.

 FaireNe pas faire ou ne pas laisser faire
RepasLe chien est nourri après les maîtres, isolé, en 20 minutes. Le chien est nourri 1h00 avant les maitres. Le chien est nourri dehors.Le chien réclame et obtient à table. Le chien mange à volonté. Regarder le chien manger.
ContactLes contacts sont à l’initiative des maîtres : vous demandez à votre chien de venir faire des caresses et vous les stoppez, ce n’est pas le chien qui s’en va.Le chien demande et obtient des caresses. Le chien a l’initiative des jeux : il apporte sa balle. Le chien s’approprie certains objets.
ReproductionLa reproduction des dominés se fait hors de la vue des dominants.Le chien chevauche les jambes, les coussins, les montants du canapé…
EspaceLe panier du chien est dans un endroit où il ne peut pas surveiller les allées et venues. Le chien reste seul à la maison de temps en temps.Le chien vous suit partout, dans chacun de vos déplacements, au travail, en vacances et ne reste jamais seul.

Pathologie comportementale du chien Partie 1 : les principaux troubles comportementaux du développement

Les troubles du développement chez le chien sont dus à des erreurs au cours de l’élevage et/ou de l’éducation. Les connaître permet de prévenir l’apparition de ces troubles qui peuvent être très handicapants pour la vie au quotidien avec votre animal.

« Mon chiot est complètement inhibé et a peur de tout »

Votre chiot a peur de tout, est incapable de sortir dans la rue, a peur des personnes étrangères ou de certaines catégories d’humains et est malpropre : ce sont les principaux signes d’une maladie comportementale qui s’appelle le syndrome de privation.

Origine de la maladie

Cette maladie se déclare chez des chiots élevés dans des milieux hypostimulants, c’est-à-dire dans lesquels ils n’ont pas rencontré les éléments et les événements de la vie du quotidien. Ce sont des chiots qui ont grandi dans des élevages de mauvaise qualité, en cave ou dans le fond d’une grange, sans aucun autre contact avec l’humain que l’apport de la gamelle quotidienne à la mère, sans être sortis de leur box, sans parfois ne serait-ce qu’avoir vu la lumière du jour.

Une fois à la maison, ils sont confrontés à toute une série d’informations qui leur sont totalement inconnues donc hostiles : les bruits du quotidien, les hommes ou les enfants, le bruit de l’aspirateur, le bruit des voitures, le claquement d’une porte, la sonnerie du téléphone…

Description de la maladie

Les signes apparaissent dès les premiers jours qui suivent l’arrivée du chiot. Pour les cas les moins graves, le chiot présente des peurs vis-à-vis d’éléments identifiables : peur des hommes par exemple pour les chiots qui ont été élevés par une femme ou peur de certains bruits qu’ils n’ont jamais entendus auparavant (aspirateur, cocotte-minute, lave-linge, voiture…). Ces peurs se transforment rapidement en agressions qui peuvent entraîner des morsures violentes si le chien se sent acculé, dans l’impossibilité de fuir ce qui lui fait peur.

Dans les cas plus avancés, le chiot est très inhibé, n’accepte de manger que la nuit et ne supporte aucun changement dans son mode de vie.

Des situations dramatiques se rencontrent chez des chiots complètement dépressifs, présentant de graves troubles du sommeil, de la malpropreté sur le lieu de couchage et une inhibition totale du comportement.

> Par peur, ces chiens sont dangereux car ils ne contrôlent alors plus la morsure.

Evolution et pronostic de la maladie

Plus le trouble est identifié rapidement et plus les chances de récupérer sont bonnes :

– Un chiot de 2 mois, dans une famille stable et patiente et un milieu suffisamment stimulant peut récupérer.
– A partir de 4 mois, une bonne amélioration peut être attendue mais des séquelles persistent.
– Après la puberté, il ne faut s’attendre qu’à quelques améliorations.

Le pronostic dépend aussi de la présence d’agressions qui sont dangereuses, en particulier pour les peurs vis-à-vis de l’humain.

Le traitement de ces chiens est long et demande un effort important en termes de temps et de coût.

« Mon chien est complètement excité et rien ne l’arrête »

L’agitation, l’excitation et l’incapacité à arrêter un comportement ou une activité  sont les principaux signes de la deuxième maladie induite par des erreurs d’élevage et de développement : le syndrome d’hypersensibilité/hyperactivité.

Description de la maladie

Les premières descriptions des propriétaires de ces chiens « tout fous » concernent les destructions : elles sont importantes, en présence ou en absence des maîtres, dès le plus jeune âge et touchent les objets de la maison, les fleurs du jardin, les murs, les objets qui traînent… Il n’est pas rare que le chien avale ce qu’il détruit, parfois jusqu’à l’occlusion intestinale. Ces destructions sont souvent accompagnées d’agitation et le chien est décrit comme nerveux, en permanente activité. Ces chiots dorment peu et sont toujours sur le qui-vive. Il est souvent difficile d’apprendre à ces chiens les rudiments de l’éducation. Enfin, ces chiots mordillent de façon incontrôlée et peuvent se révéler avec le temps agressifs.

Origine de la maladie

Cette maladie résulte d’un élevage en milieu hypostimulant (chenil, magasins, cave…) et une absence de sanction lorsque le chiot mordille : il s’agit de chiots orphelins, séparés trop tôt de la mère ou de propriétaires négligents sur ce point d’éducation. C’est entre la 5ème  et la 7ème semaine de vie que cette capacité d’adaptation du chiot se met en place, par un apprentissage des éléments et des événements de la vie et un apprentissage des autocontrôles. Au-delà de cet âge, les capacités d’apprentissage sont bien moindres et ce qui n’a pas été acquis ne le sera que très difficilement par la suite.

Evolution et pronostic de la maladie

Le pronostic dépend de l’âge au début du traitement et de l’importance des symptômes, du gabarit du chien, de son mode de vie et de la motivation des propriétaires :

– En l’absence de traitement, l’évolution se fait vers l’hyperagressivité (morsure d’emblée sans grognements annonciateurs) vers l’âge de 2 à 3 ans.
– Traité avant la puberté, dans les cas peu évolués, une nette amélioration peut être obtenue.
– Pour les stades avancés, les animaux ne guériront jamais et motiveront bien souvent l’euthanasie.

Dans certains cas les deux types de troubles du comportement peuvent coexister, ce qui complique encore la prise en charge.

Comment soigner et prévenir les troubles du développement

Le traitement s’envisage sur une période longue pouvant aller jusqu’à un an (voire plus), il comprend des mesures de thérapie comportementale et l’administration de médicaments pour diminuer l’intensité des réponses émotionnelles et faciliter la mise en place de la thérapie comportementale.

Le plan de traitement, les médicaments et la thérapie, sont adaptés à chaque chien, en fonction de ses symptômes précis et des possibilités de la famille : il est mis en place dans le cadre d’une consultation spécialisée de comportement.

L’idéal serait de visiter l’élevage ou le lieu de naissance du chiot avant son adoption, sans prévenir, pour se rendre compte du milieu de vie réelle du chiot. Après l’adoption, il faut sortir le chiot le plus possible (même si toutes les vaccinations ne sont pas faites) et favoriser un lien d’attachement apaisant et une communication correcte au sein de la famille.

La fiche véto sur l’Education du chiot énonce les bonnes pratiques à mettre en place dès l’arrivée du chiot à la maison pour éviter l’apparition de ces maladies du comportement.

Jouer dans l’eau, un risque d’intoxication pour les chiens ?

Votre chien adore se baigner et courir dans l’eau après un frisbee, une balle ou un bâton ? Soyez vigilant, car même si le risque est faible, il court peut-être un danger. En dehors des risques « classiques » liés au jeu (blessures, fatigue, coup de chaleur…) ou à la proximité de l’eau (noyades…), il peut être victime d’une intoxication due spécifiquement à l’absorption ou au contact de l’eau.

L’intoxication à l’eau de mer (hypernatrémie)

Circonstances d’apparition

Le chien, en allant rechercher un jouet jeté dans les vagues, ou tout simplement en buvant parce qu’il a soif, avale une grande quantité d’eau de mer. Or celle-ci est très riche en sels minéraux, et en particulier en ion chlorure de sodium ou NaCl. Cette ingestion augmente le taux de sodium dans le sang de l’animal (on parle d’hypernatrémie pour qualifier l’excès de sodium dans le sang). Pour établir l’équilibre, l’organisme utilise l’eau contenue dans les cellules en la transférant vers le sang. Ceci diminue alors la concentration sanguine en sel ; celui-ci est ensuite éliminé dans les urines après filtration par les reins. Cet appel d’eau des cellules vers le sang crée une déshydratation des cellules, ce qui provoque leur destruction et la destruction des organes qu’elles composent. La mort survient lorsque des organes vitaux sont détruits.

> Contrairement à une idée répandue, l’eau de mer est beaucoup plus salée que le sérum physiologique : la salinité de l’eau de mer est de 3,5 %, contre 0,9 pour le sérum physiologique.

Les chiens de petite race sont particulièrement à risque car ils sont souvent infatigables quand il s’agit de jouer dans l’eau et peuvent absorber, proportionnellement à leur taille, de grandes quantités d’eau.

Symptômes 

Le 1er signe d’intoxication est une soif intense, suivie par des symptômes urinaires et digestifs : augmentation de l’émission d’urine, salivation, nausées, vomissements puis diarrhée (très liquide, profuse et teintée de sang et/ou de mucus). Cette diarrhée, quelquefois appelée « diarrhée de plage », est très caractéristique. Puis s’installent les signes nerveux : léthargie, démarche chancelante, tremblements, chute, perte de conscience, convulsions, coma. Le décès survient en quelques heures.

> La sensation de soif intense, présente en début d’évolution, disparaît lorsque les lésions neurologiques s’installent.

Prévention 

Surveiller attentivement le chien pour qu’il ne boive pas trop d’eau de mer. Éviter de lui lancer des algues ou des galets qui coulent. Lui proposer régulièrement de l’eau douce dans une gamelle. Après la baignade, le rincer à l’eau douce avant qu’il ne se lèche les poils.

Comment réagir ?

  • Si les symptômes sont uniquement digestifs (vomissements / diarrhée) sans atteinte de l’état général, il suffit de mettre le chien à la diète pendant 24 heures tout en le réhydratant progressivement (lui faire boire de l’eau douce en petite quantité et régulièrement).
  • Si le chien est abattu et présente un des signes nerveux décrits précédemment, il faut l’emmener d’urgence chez le vétérinaire.

L’intoxication à l’eau (ou hyponatrémie)

Circonstances d’apparition 

Le chien, en allant rechercher le jouet dans l’eau d’un lac ou d’une rivière, ou en buvant parce qu’il a soif, avale une grande quantité de liquide. Il se passe alors le phénomène inverse de l’intoxication à l’eau de mer. Sous l’effet du déséquilibre ionique (l’eau douce est moins concentrée en NaCl que le sang), un important appel d’eau du sang vers les cellules se produit. Celles-ci se gonflent d’eau, on parle d’œdème cellulaire. C’est l’œdème cellulaire au niveau du cerveau qui est particulièrement dangereux car les lésions des cellules cérébrales sont potentiellement mortelles.

Les chiens de petite race sont particulièrement à risque car ils sont souvent infatigables quand il s’agit de jouer dans l’eau et peuvent absorber, proportionnellement à leur taille, de grandes quantités d’eau.

Ä Cette hyponatrémie liée à une hyperhydratation affecte aussi les humains sportifs adeptes des épreuves d’endurance, en particulier des marathons et des épreuves plus longues (ultras, trails, triathlons, ironman…) lorsque les apports en boissons pauvres en sodium dépassent largement les pertes sudorales.

Symptômes

Fatigue et confusion, léchage excessif, perte d’appétit, vomissements, estomac gonflé, pupilles dilatées, difficultés à respirer et perte de conscience. La mort peut survenir en quelques heures.

Prévention

Surveiller attentivement le chien pour qu’il ne boive pas trop d’eau. Préférer une promenade en laisse à des baignades prolongées.

Comment réagir ?

Consulter en urgence un vétérinaire.

L’intoxication par les algues bleues

Circonstances d’apparition 

Les «algues bleues» sont en réalité des cyanobactéries (microorganismes qui sont à la fois des bactéries et des algues) qui prolifèrent en eau douce lorsqu’il fait chaud. Pour se développer, elles ont besoin d’azote et de phosphore ; les eaux contaminées par des rejets agricoles ou polluées à cause du tourisme intensif sont donc particulièrement touchées, surtout si elles sont stagnantes ou de faible profondeur. Les algues bleues sécrètent deux types de toxines : des hépatotoxines et des neurotoxines (les plus fréquentes). Le chien s’intoxique en buvant l’eau contaminée, en consommant directement des boulettes d’algues ou en léchant des cailloux ou des bâtons contaminés.

Comment repérer les algues bleues ?

Lorsque les algues sont présentes à la surface de l’eau, elles lui donnent une coloration bleu-vert très intense. Elles peuvent également se regrouper en boulettes qui restent accrochées sur les rochers. Lorsqu’elles se déposent sur les berges, celles-ci se recouvrent alors, en séchant, d’une croûte marron foncée dont l’odeur est très appétissante pour les chiens.

Symptômes 

  • En cas d’intoxication par des neurotoxines : salivation excessive, puis tremblements musculaires, convulsions, paralysie et perte de conscience. La paralysie des muscles respiratoires entraîne une cyanose (gencives et muqueuses bleues) et une asphyxie mortelle. La mort peut survenir en moins d’une heure ;
  • En cas d’intoxication par des hépatotoxines : vomissement, diarrhée sanguinolente, selles très noires (« goudronneuses »), faiblesse, gencives et muqueuses pâles, ictère (muqueuses jaunes). La mort survient en quelques heures ; elle est due à un choc hypovolémique par hémorragie importante au niveau du foie.

Prévention

Respecter strictement les interdictions de baignade ou de pratiques d’activités nautiques mises en place lorsque les autorités sanitaires détectent la présence de cyanobactéries dans l’eau. Ces interdictions sont valables pour l’homme et les animaux ! En dehors des lieux surveillés, observer attentivement la coloration de l’eau et l’état des berges avant de laisser le chien jouer et se baigner.

Comment réagir ?

En cas de contact avec des algues bleues, rincer le chien à l’eau courante (surtout pas avec l’eau de la rivière !) et consulter en urgence un vétérinaire en cas d’apparition de symptômes. Si possible, prélever un échantillon d’eau afin de procéder ultérieurement à des analyses.

Et l’intoxication par les algues vertes ?

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une intoxication à l’eau de mer. Les algues vertes, dues aux rejets agricoles, dégagent des gaz toxiques (hydrogène sulfuré) en se décomposant. Ces gaz peuvent tuer comme du cyanure, en quelques minutes. Les plages bretonnes sont particulièrement touchées.

Et la piscine ?

Si vous avez la chance de posséder une piscine, il faut absolument empêcher le chien de s’y baigner. Outre l’aspect hygiénique (les impuretés présentes dans le pelage du chien telles que poussières, peaux mortes, parasites… se retrouvent dans la piscine, sans parler des poils qui risquent de boucher le filtre), les produits chimiques, le chlore ou le sel utilisés pour le traitement de l’eau peuvent être responsables d’intoxication du même type que celles décrites précédemment.

Le but de cette fiche est de vous faire prendre conscience des dangers qui existent lorsque votre chien se baigne en eau de mer ou en eau douce. Il est bien sûr hors de question de lui interdire les baignades, mais simplement de se montrer vigilant afin d’éviter que ce moment de détente et de complicité ne vire au cauchemar !

Votre chien mordille sans se contrôler

Dans des conditions habituelles, l’acquisition de cette aptitude se fait lors des jeux entre les chiots de la portée, sous le contrôle de la mère ou de tout chien adulte équilibré et vacciné.

Idéalement c’est un chien qui assure la communication nécessaire pour que le chiot « apprenne à s’arrêter », ceci entre 4 et 12 semaines, lorsque son système nerveux termine son développement. A 3 mois au plus tard, il doit savoir se calmer seul, et attraper avec la gueule sans serrer. Si vous pouvez mettre votre chiot en contact avec un chien, laissez-le contrôler la situation sans intervenir, observez comment il s’y prend pour pouvoir ensuite imiter ses attitudes.

  • L’acquisition des autocontrôles est le fondement de tout comportement social du chien, et leur apprentissage est donc indispensable avant toute vie sociale de l’animal.
  • Le chiot passe ainsi du stade « tu me touche, donc je crie (ou je te mords !) » au stade « tu me touches, je n’ai pas mal, donc je ne crie pas ».
  • Le défaut d’apprentissage des autocontrôles conduit toujours à un état pathologique, qui peut présenter 3 formes (hyperactivité, peurs paniques, nervosité excessive permanente).

A 3 mois, le chiot doit parfaitement se contrôler. A 6 mois ça ne sera plus possible : il convient donc dès maintenant de lui apprendre à se contrôler !

Comment faire ?

  • Il s’agit d’apprentissage, d’éducation, et non de punition ou de soumission. Lors des manoeuvres vous devez être aussi calme et constant que possible afin de bien contrôler vos messages et leur cohérence, et assurer une bonne compréhension par le chiot : l’objectif est de lui apprendre le calme et la maîtrise de soi, donnez-lui l’exemple.
  • Lorsque le chien commence à s’exciter dans le jeu, ou à mordre trop fort, avant de ressentir de la douleur, poussez un cri retentissant « aïe ! » ou « non ! », qui doit bloquer le chiot, puis basculez-le sur le dos, Maintenez-le fermement avec souplesse, sans parler ni le regarder. Ne tenez pas compte de ses cris éventuels, immobilisez-le jusqu’à ce qu’il se détende (voire s’endorme…), puis retirez doucement vos mains, sans le stimuler, et cessez toute interaction pendant 5 minutes.
  • Cette manoeuvre doit être effectuée au départ 20 fois par jour, par chaque adulte de la famille. Plus la détente est obtenue rapidement, moins on a besoin de le faire, l’ordre sec « non ! » assurant progressivement le rôle de signal d’arrêt (parfois même le chiot se couche spontanément en l’entendant…).
  • Si le chien aboie exagérément, ou s’accroche aux vêtements, saisissez son museau en arrière de la truffe (lorsque la mère procède à cette manoeuvre, elle saisit le museau entre ses dents), et, sans prononcer un mot, serrez-le jusqu’à ce que le chiot gémisse. Lâchez dès le cri du chiot (il le fera bien avant d’avoir mal), et cessez d’interagir avec lui quelques minutes.
  • Faire jouer le chiot avec un chien adulte éduqué et équilibré.

Que faut-il éviter ?

  • Eviter les jeux de balle ou tout objet roulant, ils entretiennent l’excitation ; préférer des objets qui s’immobilisent, imposant au chiot un ajustement de ses gestes.
  • Interdire tous les jeux de tiraillement, où chacun des partenaires tire de son côté : le chiot apprend à serrer plus fort, c’est l’opposé de notre objectif.
  • Dans les jeux de rapport d’objet, ne saisissez pas l’objet et ne poursuivez pas le chiot, le jeu ne continue que s’il arrive à lâcher l’objet spontanément.
  • Ne le laissez pas mordre sous prétexte qu’il « fait ses dents », il peut mâchonner des objets appropriés et non vos bras ou vos vêtements…
  • N’attendez pas que le chien apprenne spontanément en grandissant : plus il est âgé, plus l’apprentissage est difficile !
  • Evitez de vous mettre en colère, punir, crier ou frapper : cela augmente l’excitation du chien.

Une fois que le chiot a appris à se contrôler, il peut se coucher sur le dos immobile pour indiquer à son partenaire qu’il accepte son autorité, ceci s’appelle une posture d’apaisement ou de soumission, et constitue un code connu de la majorité des chiens ; ainsi votre chiot saura éviter de provoquer un autre chien, et reconnaître un chien qui utilise ce message. La capacité à émettre ces signaux est un élément fondamental de la communication et de la hiérarchie canine.

La marche en laisse

L’objectif à atteindre

La laisse doit vous sembler virtuelle, sachant qu’elle ne le sera jamais pour le chien. Celui-ci sait très bien quand il est attaché ou non ! Par elle, sans le vouloir, vous communiquez en permanence et à votre insu des informations à votre chien.

Elle est donc un moyen de communication primordial.

A l’extérieur, votre chien est constamment relié à vous par cette laisse. Mais il est aussi souvent plus attentif à tout ce qu’il peut découvrir dehors qu’à son propriétaire. Il va cependant pouvoir sentir (au moyen de la laisse) vos changements de direction (sans vous regarder), vos éventuelles crispations au moment de croiser un autre chien…

Quand démarrer l’apprentissage ?

Vous pouvez démarrer cet apprentissage avec votre chiot dès qu’il est en âge de sortir.

Plus le chiot est jeune, plus il apprend vite. N’ayez pas de craintes pour d’éventuelles contaminations virales : les anticorps transmis par sa mère le protègent les premières semaines de sa vie, puis le relais est pris par ses propres défenses dès qu’il est vacciné.

Vous aurez au préalable habitué le chiot au port du collier, puis de la laisse et du collier, chez vous, en l’associant dans un premier temps à des situations agréables : jeu, caresses… Evitez de lui mettre laisse et collier uniquement durant vos absences par exemple, le chiot risque alors d’assimiler ces nouvelles contraintes à votre départ.

Une fois dans la rue pour vos premières sorties, adaptez votre marche aux trajets du chiot de façon à ce que son contact avec la laisse ne lui semble pas une contrainte. Une deuxième personne devant le chiot peut l’appeler et le rassurer s’il hésite et cherche à reculer.

Puis commencez à imposer progressivement votre propre parcours, que vous varierez à chaque fois : le chiot doit apprendre à marcher à vos côtés d’une façon régulière, quelles que soient les stimulations croisées sur sa route. Empruntez un parcours mêlant des lignes droites et des trajectoires courbes, rebroussez chemin… Et enfin variez les allures au cours de la promenade.

Pendant toute la durée de l’exercice, ayez soin de récompenser le chiot par des caresses, de lui parler de façon enjouée, de l’encourager.

Dans un deuxième temps :

  • S’il tire trop, sanctionnez le chien par un léger coup de laisse, après lui avoir donné l’ordre de rester à votre hauteur, ordre bien évidemment précédé du nom du chien ! Si le chien est trop puissant, passez la laisse dans votre dos, et tenez-la à deux mains, et arrêtez vous brutalement en même temps que vous tirez sur la laisse : votre poids augmentera la force sur le collier du chien. Puis repartez, et dès que le chien a pris à nouveau quelques centimètre d’avance, recommencez la sanction : la tête ou l’épaule de votre chien doit rester au niveau de votre jambe.
  • Encouragez-le s’il traîne, par une gestuelle qui le stimule : petites claques sur votre jambe à sa hauteur…

Vous pouvez (en plus) lui apprendre à s’arrêter au bord des trottoirs ou à s’asseoir immédiatement. Cette séquence pourra permettre au chiot de se calmer au moment où les sollicitations extérieures seront trop fortes. 

Vous pouvez aussi lui apprendre le caniveau à cette occasion.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire

  • Choisir une laisse à enrouleur qui ne permettrait pas une bonne communication entre votre chien et vous. Ce type de laisse est intéressant lorsqu’on veut laisser plus de liberté au chien, mais seulement lorsque celui-ci sait déjà marcher au côté de son maître sans tirer.
  • Utiliser un harnais, qui incite au contraire votre chien à tirer.
  • Avoir une laisse trop grande ou trop petite : la laisse idéale est courte, adaptée à la taille du chien, d’une longueur entre 40 cm et 1m.
  • Choisir un environnement trop riche en stimulations pour ses premières sorties : vous ne devez pas avoir à lutter contre un milieu plus intéressant pour lui que l’apprentissage que vous lui proposez.
  • Effectuer des séances trop longues : comme pour tous les apprentissages, il vaut mieux se limiter à quelques minutes par jour pour éviter la fatigue chez le chiot et même pour vous.

En résumé, soyez patient, mettez-vous dans de bonnes conditions à chaque fois, insistez sur le côté ludique.

Cet apprentissage, obligatoire pour se mettre en conformité avec la loi, est réalisable même sur un chien adulte, voire vieillissant, qui n’aurait jamais appris la laisse auparavant. Un peu de persévérance et de motivation viennent à bout du chien le moins coopératif en quelques dizaines de minutes (même s’il sera probablement nécessaire de recommencer l’apprentissage le lendemain !).